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La situation humanitaire dans la Ghouta orientale reste critique le quatrième jour de la trêve humanitaire qui a commencé ce vendredi. Les civils qui se sont retrouvés encerclés par les djihadistes n’ont pratiquement plus de quoi manger tandis que les objets de première nécessité sont épuisés.

Après avoir torpillé les trois premiers jours de la trêve, les terroristes continuent d'empêcher l'observation du cessez-le-feu dans la Ghouta orientale. Le quatrième jour de trêve qui a commencé ce vendredi à 9h00, heure locale, s'annonce également difficile.

D'après le chef du bureau des interprètes du Centre de réconciliation des parties en conflit en Syrie, Alexandre Maslennikov, la situation demeure critique.

«Le premier jour du fonctionnement de la ligne rouge, organisée dans le Centre de réconciliation des parties en conflit dans la ville de Damas, nous avons reçu plus de 30 messages adressés par des civils de la Ghouta orientale ainsi que par leurs proches et leurs parents à Damas. Dans leurs messages, les gens déplorent l'absence d'aide médicale, d'eau, de produits alimentaires, d'électricité», a-t-il annoncé aux journalistes.

Selon lui, certains civils ont même tenté de soudoyer les terroristes en espérant pouvoir quitter la région de la Ghouta orientale, mais les djihadistes ne l'acceptent pas.

«Nous avons également reçu des plaintes que les terroristes ont multiplié par dix le prix des objets de première nécessité ainsi que celui des produits alimentaires. Les gens n'ont plus la possibilité de se nourrir normalement, beaucoup sont prêts à commencer à manger des animaux sauvages», a-t-il ajouté.

D'après M.Maslennikov, en raison de l'absence d'électricité, de nombreux civils sont obligés d'utiliser leurs vêtements et leurs chaussures en guise de combustible.

Le quatrième jour de trêve durera jusqu'à 14h00, heure locale (13h00, heure de Paris).

Au cours du troisième jour de trêve humanitaire, des groupes armés ont entrepris trois attaques contre le couloir dans la localité de Muhayam-al-Wafedin. Néanmoins, les attaques ont été repoussées par les troupes gouvernementales.

Auparavant, le représentant du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, le général de division Vladimir Zolotoukhine, a affirmé que l'échec de la trêve était dû aux actions de groupes armés illégaux qui voulaient utiliser les civils comme boucliers humains, en se cachant derrière eux, ils ouvraient impunément le feu contre les quartiers résidentiels de Damas et contre les forces gouvernementales.

De même, des extrémistes de la Ghouta orientale diffusent des affiches pour s'adresser aux locaux et les forcer à rester chez eux et à ne pas quitter la zone, les menaçant de mort.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a déclaré lundi qu'à la demande de Vladimir Poutine une trêve humanitaire quotidienne serait instaurée dans la Ghouta orientale à partir du 27 février entre 9h et 14h, heure locale.

Les deux premières trêves humanitaires ont également été torpillées par les groupes radicaux. Aucun civil n'a pu quitter le secteur. Les forces armées syriennes respectent toutefois le cessez-le-feu et ne réagissent pas aux provocations, a déclaré Vladimir Zolotoukhine.

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Tags:
civils, terrorisme, trêve, couloir humanitaire, situation, Ghouta orientale, Syrie
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