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Après les élections, il est temps de réfléchir à une des causes de leurs résultats, celle de la contestation. Depuis les quinze dernières années, trop de problèmes se sont accumulés qui attendent toujours d’être résolus. Tout indique que la situation en Italie pourrait être qualifiée d’échec.

Alors que d'autres gouvernements dans le monde recherchent des solutions pour ne pas accepter la pénurie d'emplois, les trois derniers gouvernements italiens ne s'y sont que très peu appliqués et ce, en dépit des appels lancés par des personnalités, telles que Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale.

La récession qui se poursuit notamment dans l'économie sicilienne depuis 2008 ne donne aucun signe prometteur. Les conséquences en sont extrêmement pénibles tant pour les ménages, que pour les investissements. Pourtant, la situation sur le marché du travail est encore plus alarmante. L'emploi y est pratiquement en chute libre, alors le taux de chômage augmente en flèche.

La classe politique italienne n'est pas intéressée par un soutien de l'économie nationale. Le nombre d'entreprises ayant délocalisé vers des pays, bénéficiant de l'assistance financière de l'Union européenne, y compris des subsides italiens, en est une preuve éclatante.

En proportion, l'Italie apporte plus au budget de l'UE qu'elle n'en bénéficie. Le solde négatif est de 4,7 milliards d'euros. Et bien que le soutien gouvernemental soit théoriquement interdit au sein de l'Union européenne, en 2016, l'Allemagne a aidé son industrie pour 1,3% du PIB, alors que l'Italie ne l'a fait que pour 0,22%.

Somme toute, ces élections ont montré l'indignation des électeurs et a peut-être donné une chance minuscule à ceux qui espèrent toutefois des réformes réelles. Quoi qu'il en soit, ces chances sont extrêmement minces.

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Tags:
PIB, industrie, élections, faillite, Union européenne (UE), Banque mondiale (BM), Jim Yong Kim, Allemagne, Sicile, Italie
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