Ecoutez Radio Sputnik
    Sergueï Lavrov

    Lavrov se prononce sur les conséquences d'une éventuelle frappe US contre l'armée syrienne

    © Sputnik . Vladimir Pesnya
    International
    URL courte
    672597

    Les conséquences d'une frappe américaine contre les forces gouvernementales syriennes seront des plus graves, estime le ministre russe des Affaires étrangères.

    Dans le cas d'une frappe américaine sur les Forces gouvernementales syriennes, les conséquences seront des plus graves, affirme Sergueï Lavrov en réponse à la rhétorique belliciste des États-Unis.

    «Mme Haley (Nikki Haley, la représentante permanente des États-Unis à l'Onu, ndlr) doit comprendre que si se servir du microphone au Conseil de sécurité de l'Onu est une chose, le fait que les militaires russes et américains ont des canaux de communication — par le biais desquels il est strictement réglementé ce qui est permis et ce qui ne l'est pas — en est une autre», a-t-il expliqué.

    Nikki Haley a menacé lundi la Syrie d'une frappe similaire à celle réalisée par Washington en avril 2017. Elle a annoncé que Washington était prêt à effectuer une nouvelle frappe sur les Forces gouvernementales syriennes, si l'Onu s'avérait incapable d'obtenir l'arrêt des offensives dans la Ghouta orientale, banlieue est de Damas.

    Fin janvier, le secrétaire d'État américain Rex Tillerson a accusé les autorités syriennes d'avoir utilisé des armes chimiques contre des civils dans la Ghouta orientale. Moscou, selon Washington, fait tout pour protéger le pouvoir de Bachar el-Assad qui continuerait à avoir recours aux armes chimiques.

    Moscou a rétorqué que les accusations américaines se fondaient uniquement sur des rumeurs, sur des publications sur les réseaux sociaux et sur des témoignages de terroristes.

    Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises démenti tout recours aux armes chimiques contre les civils ainsi que contre les terroristes, en soulignant que l'ensemble des arsenaux chimiques syriens avaient été retirés du pays sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

    Lire aussi:

    Washington n’exclut pas une frappe contre l’armée syrienne
    Grâce à Trump? Nikki Haley livre sa version de l’arrêt des attaques chimiques en Syrie
    Soutien à la Syrie: Trump examine le durcissement des sanctions contre Moscou et Téhéran
    Tags:
    frappes, litiges territoriaux, Syrie, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik