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    Un equipo de militares británicos trabajando en el lugar en el que Skripal y su hija se desplomaron en el suelo

    Ambassadeur russe sur Skripal: sans preuves, le battage médiatique s’épuisera vite

    © AFP 2018 Ben Stansall
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    Affaire Skripal (114)
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    Londres n’a pas de preuves de l’implication de Moscou dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ancien officier du GRU, Sergueï Skripal, et de sa fille. La campagne médiatique s’épuisera donc rapidement, a déclaré vendredi l’ambassadeur russe dans la capitale britannique, Alexandre Iakovenko.

    L'ambassadeur russe à Londres, Alexandre Iakovenko, a commenté le scandale retentissant autour de l'empoisonnement de l'ancien officier du GRU, Sergueï Skripal, et de sa fille, ainsi que les accusations visant Moscou.

    «Toute cette campagne médiatique qui a lieu aujourd'hui, tôt ou tard, dans un jour ou deux, sera épuisée car il n'y a pas de fond pour alimenter ce battage médiatique. Il n'y a aucun fait et aucune information n'est communiquée», a-t-il déclaré à l'antenne de la chaîne de télévision Rossiya-24.

    En outre, M. Iakovenko a souligné que la partie britannique fait la sourde oreille à certaines demandes émises par la partie russe relativement à l'affaire Skripal, notamment en ce qui concerne la substance.

    «Nous avons de fortes réclamations envers la partie britannique, mais c'est un grand jeu d'échecs auquel nous allons jouer», a-t-il également commenté.

    Selon M. Iakovenko, l'expulsion de diplomates n'influencera pas le processus de l'élection présidentielle russe au Royaume-Uni.

    «La plupart des gens qui rentrent la semaine prochaine à Moscou étaient engagés dans la commission électorale. Nous les avons remplacés en urgence. Donc, pour les personnes qui viendront voter, tout fonctionnera comme avant», a-t-il tenu à rassurer.

    Plus tôt, il a été communiqué que malgré de multiples demandes de Moscou, le Royaume-Uni ne lui transmettra pas d'échantillons de la substance utilisée pour l'empoisonnement de Sergueï Skripal, et de sa fille.

    Le 11 mars, la Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations. Qualifiant l'affaire de «provocation», la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a de son côté estimé que les propos de la Première ministre britannique étaient un «cirque en plein parlement».

    Mercredi, elle a expulsé 23 diplomates russes du pays et a suspendu tous les contacts bilatéraux de haut niveau avec la Russie.

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    Tags:
    empoisonnement, scandale, médias, Sergueï Skripal, Teresa May, Alexandre Iakovenko, Royaume-Uni, Londres, Moscou, Russie
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