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    Affaire Skripal: Londres se vengerait de Moscou pour la Ghouta orientale

    © Sputnik . Mikhail Voskresensky
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    Tandis que la diplomatie russe a estimé que les attaques antirusses étaient liées aux succès de Moscou en Syrie, un politologue syrien a partagé ce point de vue dans un entretien à Sputnik et a ajouté que de cette façon les pays occidentaux comptaient enrayer l’offensive contre les radicaux dans la Ghouta et sur le sol syrien en général.

    Le politologue syrien Bassam Raja a partagé avec Sputnik ses considérations sur les raisons d'accuser Moscou au milieu de l'affaire Skripal, notamment sur la volonté de pays occidentaux de chasser la Russie de Syrie et de la dissuader de manière générale.

    «L'attaque médiatique et politique du Royaume-Uni contre la Russie est directement liée aux succès de la libération de la Ghouta orientale des radicaux. Le Royaume-Uni, les États-Unis et la France font tout leur possible pour arrêter l'offensive contre les groupes radicaux sur tout le territoire syrien», a-t-il déclaré.

    Ce n'est pas la première tentative des pays occidentaux de saper les positions de la Russie.

    «Nous avons vu que ces pays essayaient de déclencher une guerre en Ukraine pour ainsi frapper la Russie. Ils ont à plusieurs reprises essayé de chasser la Russie de Syrie au moyen de nombreuses sanctions économiques […]. Ils ont tenté de l'influencer à travers le Conseil de sécurité des Nations unies, par exemple, en soulevant la question des armes chimiques, mais ils n'ont même pas réussi à mener une investigation objective sur cette question», a ajouté Bassam Raja.

    Selon lui, cette attaque contre Moscou est dirigée par Washington. La Russie n'a pas besoin de cet empoisonnement de M.Skripal et la vague médiatique autour de cet évènement a lieu en dehors de la politique réelle pour exercer des pressions sur la partie russe, a indiqué le politologue.

    «Je pense que la tentative d'assassinat de Sergueï Skripal a été entreprise par les renseignements américain et britannique et que Donald Trump le savait. […] Les États-Unis et le Royaume-Uni souhaitent saper les positions de la Russie au Conseil de sécurité», a ajouté l'interlocuteur de Sputnik.

    Le 4 mars, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Le 11 mars, la Première ministre britannique Theresa May a accusé la Russie d'implication dans l'empoisonnement de M.Skripal et de sa fille, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations.

    Qualifiant l'affaire de «provocation», la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a de son côté estimé que les propos de la Première ministre britannique étaient un «cirque en plein parlement». Le Royaume-Uni a refusé de fournir des éléments de preuve, que Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu, avait demandés auparavant.

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    Tags:
    empoisonnement, attaque, offensive, accusations, espionnage, sanctions, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, Sergueï Skripal, Donald Trump, Theresa May, Maria Zakharova, Ghouta orientale, Washington, Royaume-Uni, Londres, Moscou, Syrie, France, Ukraine, États-Unis, Russie
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