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Les extrémistes de la Ghouta orientale intimident ceux qui souhaitent quitter l'enclave, recourant même à la menace de les massacrer. Des témoignages en ont été fournis à Sputnik par des réfugiés qui sont sortis par le couloir humanitaire.

Dans la Ghouta orientale, en Syrie, les radicaux continuent d'intimider les habitants qui s'apprêtent à s'en aller, ont raconté à Sputnik des réfugiés qui ont quitté le secteur ce samedi par le couloir humanitaire.

«Il y reste encore beaucoup de civils. Il y reste également des membres de ma famille. Les terroristes nous ont dit que nous serions fusillés ici et ils ont eux-mêmes commencé à tirer à côté de nous quand nous sortions par le couloir humanitaire», a déclaré à Sputnik Maha, mère de sept enfants de la localité de Jisrine.

Un homme de Saqba a raconté lui aussi son histoire.

«Comme nous n'avons pas la radio ni la télévision, les radicaux en profitaient pour affirmer que la vie était insoutenable en dehors de la Ghouta orientale. Mais quand ce matin on a commencé à marcher en direction de l'armée, ils ont tué ma cousine. Nous étions contraints de vivre dans des caves et nous n'avions rien à manger.»

Les réfugiés ont commencé à sortir par le couloir humanitaire à Hammouria samedi vers 7h00 (6h00 heure de Paris) et ce jusqu'à tard le soir. Les militaires syriens et les employés du Croissant-Rouge ont accordé toute leur aide possible à ceux qui en avaient besoin.

La situation dans la Ghouta orientale a radicalement changé, ce qui a permis de faire sortir 44.600 civils depuis le début de la mise en place du couloir humanitaire. Rien que ce samedi, 26.610 personnes ont réussi à quitter cette banlieue est de Damas, a déclaré aux journalistes le chef du Commandement opérationnel principal de l'état-major russe, le général Sergueï Roudskoï, en commentant la situation humanitaire dans le secteur.

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Tags:
civils, couloir humanitaire, Sputnik, Sergueï Roudskoï, Ghouta orientale, Syrie
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