Ecoutez Radio Sputnik
    Members of the emergency services help each other to remove their protective suits at the site of the grave of Luidmila Skripal, wife of former Russian inteligence officer Sergei Skripal, at London Road Cemetery in Salisbury, Britain, March 10, 2018.

    Un créateur de l’agent Novitchok évoque qui aurait pu empoisonner Skripal

    © REUTERS / Peter Nicholls
    International
    URL courte
    Affaire Skripal (109)
    21682

    La technologie de production du gaz neurotoxique avec lequel a été empoisonné Sergueï Skrypal et identifié par les Britanniques comme la substance A234 est facilement disponible pour les professionnels, a déclaré à Sputnik Leonid Rink, un des créateurs de l’agent Novitchok. Selon lui, les Britanniques eux-mêmes auraient pu facilement le faire.

    Des experts britanniques auraient pu facilement empoisonner Sergueï Skripal, ancien colonel des services de renseignement militaires russes, car la technologie de production de l'agent Novitchok, identifié par les Britanniques comme la substance A234, est facilement disponible pour les professionnels, a déclaré à Sputnik Leonid Rink, un des créateurs du gaz neurotoxique Novitchok.

    Selon lui, on peut identifier avec quelle substance a été empoisonné Sergueï Skrypal.

    «Bien sûr, on peut tout identifier. Et il est certain qu'au Royaume-Uni il y a de tels spécialistes. Je pense qu'ils auraient pu traiter les vêtements de Skripal ou de sa fille, ou certaines choses au cimetière. Évidemment, on aurait dû savoir que ces jours-ci Skripal irait au cimetière. Les Britanniques eux-mêmes auraient pu facilement le faire», a déclaré à Sputnik Leonid Rink.

    Selon Leonid Rink, les Britanniques sont capables de créer la technologie Novitchok:

    «Pour les professionnels, elle est généralement disponible… Toute société pharmaceutique, toute société chimique est capable de le faire dans ses laboratoires».

    Leonid Rink a expliqué que toutes les formules nécessaires pour créer le gaz neurotoxique Novitchok, avait été précédemment dévoilées par le chimiste Vil Mirzayanov qui avait émigré aux États-Unis.

    Les accusations d'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia par la substance A234 ont été portées contre Moscou par Londres il y a une semaine. La Première ministre britannique Theresa May a affirmé que Moscou était impliqué dans cette affaire, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    Quelques jours après la déclaration de Theresa May, le secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson a estimé que l'implication de Vladimir Poutine était «extrêmement probable», toujours sans fournir aucune preuve.

    Moscou a qualifié ces accusations gratuites de «cirque» avant d'expulser à son tour 23 diplomates britanniques.

    Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d'un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, M.Skripal a obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d'agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

    Dossier:
    Affaire Skripal (109)

    Lire aussi:

    Les diplomates expulsés quittent l'ambassade britannique à Moscou (vidéo)
    Le rapport de l’OIAC prouverait l’«innocence» du Novitchok, selon un créateur de cet agent
    Les médias révèlent de nouveaux détails sur l’empoisonnement de Skripal
    Tags:
    empoisonnement, A234, Sergueï Skripal, Theresa May, Royaume-Uni
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik