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    Le ministère russe des Affaires étrangères

    «Scandale toxique»: l’ambassadeur britannique fait fi de l’invitation de Moscou

    © Sputnik . Ekaterina Chesnokova
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    Affaire Skripal (114)
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    L’absence du chef de la mission diplomatique britannique à la réunion des ambassadeurs étrangers, organisée ce mercredi par le ministère russe des Affaires étrangères et consacrée à la situation à Salisbury, a déjà été interprétée par le porte-parole du Kremlin comme le refus de Londres d’écouter les réponses aux questions que lui-même pose.

    Plus de 50 ambassadeurs et représentants de pays étrangers ont répondu ce mercredi présent à l’invitation du ministère russe des Affaires étrangères à se réunir autour des événements ayant eu lieu à Salisbury au Royaume-Uni, où l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars. Or, c’est justement le chef de la mission britannique, pays qui a accusé Moscou d’être derrière le coup, qui a décliné l’invitation.

    «L’ambassadeur du Royaume-Uni ne prendra pas part aujourd’hui à la rencontre au ministère russe des Affaires étrangères.», a-t-il été communiqué.

    Derrière l’absence de Laurie Bristow, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déjà identifié le refus du Royaume-Uni d’entendre les réponses aux questions que lui-même pose.

    «Je ne peux pas m’empêcher de dire que ce serait une nouvelle manifestation éloquente de la situation absurde lorsqu’on pose des questions et [en même temps, ndlr] manifeste le refus d’entendre une quelconque réponse», a-t-il indiqué.

    Mais il ne s’agit pas que de réponses. Si Laurie Bristow n’avait pas décliné l’offre, il aurait pu entendre des questions qui auraient pu l’embarrasser, des questions portant sur les preuves qui n’ont toujours pas été fournies. Et comme l’a précisé Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, des questions, la partie russe en a.

    Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d'un centre commercial de Salisbury au Royaume-Uni. Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison, M.Skripal a obtenu l'asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d'agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.

    Des accusations d'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia ont été portées contre Moscou par Londres, il y a une semaine. La Première ministre britannique Theresa May a affirmé que Moscou était impliqué dans cette affaire, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    Moscou a qualifié ces accusations gratuites de «cirque» avant d'expulser à son tour 23 diplomates britanniques.

    Dossier:
    Affaire Skripal (114)

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    rencontre, ambassadeur, refus, ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Skripal, Maria Zakharova, Dmitri Peskov, Royaume-Uni, Moscou
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