Ecoutez Radio Sputnik
    S-400

    «La Turquie doit acheter des S-400 et non des Patriot contre une réédition du putsch»

    © Sputnik . Alexey Malgavko
    International
    URL courte
    341262

    Bien que l’accord de livraison de S-400 russes en Turquie ait été signé, Washington s’obstine dans ses tentatives d’imposer ses Patriot à Ankara, en y dépêchant une diplomate haut placée. Le major général à la retraite de l'armée de l'air turque et vice-président du parti Vatan Beyazit Karatas donne son avis à Sputnik.

    On ne doit pas accorder trop d'importance à ce genre d'initiatives de la part des États-Unis qui espèrent toujours pouvoir dissuader la Turquie d'acheter des S-400 russes et ne reculent devant aucune provocation pour y parvenir, a déclaré à Sputnik Beyazit Karatas, major général à la retraite de l'armée de l'air turque et vice-président du parti Vatan.

    «Je ne prends pas au sérieux les déclarations des États-Unis, dont l'objectif est de torpiller la mise en application de l'accord sur les livraisons de S-400», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que les Américains n'abandonneraient pas leurs provocations jusqu'au moment de la réalisation de l'accord turco-russe.

    «Les États-Unis et d'autres pays de l'Otan espèrent toujours parvenir à l'annulation de l'accord sur les S-400, comme cela était auparavant le cas avec les systèmes chinois», a rappelé le général.

    Comparant les systèmes de défense antimissile américain et russe, M.Karatas a souligné que les Patriot étaient moins efficaces que les S-400.

    «Les représentants de l'Otan ne cessent de nous signaler la compatibilité des Patriot avec l'Alliance. Et bon, mais la Turquie n'entend pas acheter un mauvais armement pour cette seule raison qu'il s'intègre dans le système de défense antimissile de l'Otan», a-t-il poursuivi.

    Il a par ailleurs relevé que si la Turquie ne se dotait pas de son propre système de défense, elle permettrait aux putschistes de porter des frappes aériennes comme cela avait été le cas le 15 juillet.

    «On sait bien que la tentative de coup d'État du 15 juillet, c'était un coup fomenté par la CIA. Si on achète des systèmes américains, on ne pourra pas user de sa propre arme en cas de réédition d'une tentative de coup d'État à l'avenir. Bref, la Turquie doit acheter des S-400 et non des Patriot contre une réédition du putsch du 15 juillet», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

    L'assistante du secrétaire d'État américain pour les Affaires politiques et militaires Tina Kaidanow doit se rendre le 31 mars en Turquie pour proposer à Ankara de lui livrer des systèmes de défense antimissile Patriot à la place des S-400.

    En septembre dernier, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) avait annoncé que Moscou et Ankara avaient signé un accord prévoyant la livraison de plusieurs systèmes S-400 en Turquie.

    Le S-400 Triumph est le système de défense antiaérienne et antimissile russe le plus moderne, capable également de détruire des cibles terrestres. La portée des missiles qui équipent le S-400 dépasse les 400 kilomètres. Ils peuvent atteindre une altitude de 30 kilomètres.

    Lire aussi:

    Le Pentagone propose à Ankara une alternative aux systèmes russes S-400
    Achat de S-400 par Ankara: quel impact sur les négociations sur les F-35 avec les USA?
    Quel effet pourrait avoir l’achat de S-400 par Ankara sur ses relations avec l’Otan?
    Tags:
    frappe aérienne, putsch, défense, missiles, S-400, Patriot (missile), CIA, Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS), Sputnik, OTAN, Tina Kaidanow, Beyazıt Karataş, Washington, États-Unis, Russie, Ankara, Turquie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik