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Benjamin Netanyahu, sa femme et son fils sont actuellement interrogés par la police comme témoins dans une affaire de corruption présumée, procédure que le chef du gouvernement, qui n’est pas un suspect, considère comme des poursuites personnelles.

La police israélienne est en train d'interroger le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans le cadre de l'enquête pour corruption présumée de son entourage impliquant la société Bezeq, principal opérateur des télécommunications israélien, relate la télévision locale.

Le chef du gouvernement n'est pas un suspect dans «l'affaire 4.000» mais estime qu'il s'agit de poursuites personnelles contre lui. Les enquêteurs cherchent à trouver des preuves du fait que des fonctionnaires ont accordé à Bezeq des faveurs gouvernementales qui pourraient lui avoir rapporté des centaines de millions de dollars, en échange d'une couverture complaisante pour Benjamin et Sara Netanyahu de la part de Walla, un site d'information contrôlé par Bezeq.

Les enquêteurs sont arrivés lundi matin à la résidence du Premier ministre pour procéder à l'interrogatoire de M.Netanyahu. Son épouse Sara et son fils Yair sont également interrogés.

Dans le cadre de cette affaire, la police a déjà arrêté huit personnes dont Shlomo Filber, directeur général du ministère de la Communication, Nir Hefetz, assistant de longue date du Premier ministre, ainsi que Shaul Elovitch et Stella Handler, respectivement principal actionnaire et actuelle PDG de Bezeq. MM.Hefetz et Filber sont devenus des «témoins d'État», acceptant de livrer toutes les données dont ils disposaient en contrepartie de l'allègement des accusations portées contre eux.

Pour la première fois, les suspects seront confrontés aux déclarations de Nir Hefetz, devenu témoin d'accusation dans l'affaire 4.000, lors de ce deuxième interrogatoire.

Outre l'affaire 4.000, M.Netanyahu est également concerné par les affaires 1.000 et 2.000, dans lesquelles la police a recommandé de l'inculper pour corruption, abus de confiance et fraude.

Dans l'affaire 1.000, Benjamin Netanyahu et sa femme sont soupçonnés d'avoir reçu des cadeaux illicites pour un montant d'environ 230.000 euros de la part du producteur hollywoodien Arnon Milchan et de l'homme d'affaires australien James Packer en échange de certains avantages.

L'Affaire 2.000 implique un accord de compromis présumé passé entre Netanyahu et le directeur de la publication du journal Yedioth Ahronoth, qui aurait prié le Premier ministre d'affaiblir un quotidien rival, Israel Hayom, par le biais d'une législation, en échange d'une couverture médiatique favorable de ses actions.

Benjamin Netanyahu, impliqué dans d'autres affaires pour corruption présumée, proclame son innocence, dénonçant une «chasse aux sorcières» de la part des médias et de l'opposition, et se dit résolu à rester au pouvoir.

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Tags:
enquête, justice, corruption, Bezeq, Benjamin Netanyahu, Israël
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