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    Le ministère russe des Affaires étrangères

    Moscou: le Royaume-Uni place une bombe à retardement dans les relations Russie-UE

    © Sputnik . Ekaterina Chesnokova
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    La Grande-Bretagne place une bombe à retardement dans les relations russo-européennes, tandis que tout le monde semble avoir oublié que Londres est sorti de l'Union européenne, a déclaré lundi la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou ne laisserait pas sans réponse les expulsions de ses diplomates.

    «Moscou prendra des mesures de rétorsion à l'encontre de chaque pays qui a expulsé des diplomates russes», a-t-elle indiqué.

    Elle a fait remarquer que ces mesures concerneraient tout type d'actions, y compris la fermeture du Consulat général de Russie aux États-Unis.

    La première ministre Theresa May «est venue au sommet de l'UE pour appeler à la solidarité, à cette uniformité de politique étrangère qui est une loi pour les pays de l'Union européenne», a poursuivi Maria Zakharova.

    «Seulement, tout le monde a oublié que la Grande-Bretagne a quitté l'UE, qu'elle a voté lors d'un référendum pour le Brexit, la sortie du pays de l'Union européenne. Ainsi, le Royaume-Uni a exigé au sommet la solidarité de tous ces pays qui restent au sein de l'Union européenne alors que lui-même s'en retire. Ce qui signifie qu'une bombe à retardement est posée sous tous les pays de l'UE qui commencent à pratiquer une politique antirusse concrète de ce type», a-t-elle souligné.

    Le nombre de diplomates russes expulsés des États-Unis et du Royaume-Uni ne laisse aucun doute: la provocation a été organisée par Washington et Londres, a affirmé Maria Zakharova.

    «Nous voyons derrière la provocation avec l'empoisonnement de l'ex-agent russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia de puissantes forces se trouvant aux États-Unis et au Royaume-Uni », a-t-elle noté.

    «60 [le nombre de diplomates russes expulsés des USA, ndlr] et 23 [celui des diplomates expulsés du Royaume-Uni, ndlr]. Si ce n'étaient ces chiffres, on aurait pu chercher d'où vient cette performance d'enfer orchestrée par Londres et qui bénéficie de la situation», a dit Maria Zakharova.

    Elle a précisé que seuls ces pays avaient expulsés ou s'apprêtaient à expulser un si grand nombre de diplomates russes, tandis que les pays de l'Union européenne qui ont soutenu Londres se limitaient «à un ou trois ou quatre diplomates».

    Elle a fait remarquer que Moscou s'attendait à cette décision de plusieurs pays occidentaux d'expulser ses diplomates.

    «C'est évident, on a compris après le sommet de l'UE de quoi ils s'agit. C'est évident, on s'y est préparé», a-t-elle encore indiqué.

    Plusieurs autres pays européens, les États-Unis et le Canada ont pris lundi la décision d'expulser des diplomates russes en réaction à l'empoisonnement au Royaume-Uni de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia.

    Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

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    Tags:
    diplomates, expulsions, ministère russe des Affaires étrangères, Union européenne (UE), Sergueï Skripal, Theresa May, Maria Zakharova, Salisbury, Washington, Royaume-Uni, Londres, États-Unis, Russie
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