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    Marzouki a-t-il «livré» l’ancien Premier ministre de Kadhafi «aux milices libyennes»?

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    L’ancien Premier ministre libyen, Baghdadi Ali Al-Mahmoudi, actuellement emprisonné en Libye, a déposé plainte devant le Tribunal Pénal International contre l’État tunisien, dont il accuse le gouvernement de l’ancien Président Moncef Marzouki de l’avoir livré «aux milices libyennes» qui ont pris le contrôle de Tripoli, en 2012.

    L'État tunisien est visé par une plainte déposée devant le Tribunal Pénal International (TPI) par les avocats de l'ancien Premier ministre libyen de Mouammar Kadhafi, Baghdadi Ali Al-Mahmoudi. Ce dernier accuse le gouvernement de l'ancien Président tunisien Moncef Marzouki de l'avoir littéralement livré en 2012 «aux milices libyennes qui venaient de s'emparer de Tripoli avec l'aide de l'Otan et du Qatar», selon des sources proches du dossier, citées par le quotidien en ligne, algériepatriotique.

    C'est en se fondant sur un «un rapport erroné établi par de supposés avocats tunisiens qui avaient assuré que les garanties de la tenue d'un procès juste et équitable étaient rassemblées en Libye, ce qui était loin d'être le cas» que le pouvoir de Tunis a livré Baghdadi Ali Al-Mahmoudi aux milices libyennes, ont dénoncé les avocats de l'ancien Premier ministre libyen cités par la source. Cette dernière précise que «les avocats qui avaient été commis pour établir ce rapport complaisant ont été récompensés et certains d'entre eux ont été nommés à de hauts postes de l'Etat». Selon les sources citées par le média, «il n'y avait que des avocats qui ont été payés. Le Président tunisien de l'époque, Moncef Marzouki, aurait aussi participé à cette opération. Le sort que les milices terroristes qui avaient pris le pouvoir à Tripoli allaient réserver à Baghdadi Ali Al-Mahmoudi était le dernier des soucis du Président tunisien».

    Situation in Libya
    © Sputnik . Andrey Stenin
    Les accusations à l'encontre du Président tunisien ne seraient peut-être pas infondées. D'autres révélations faites par le site TunisieSecret, éclairent plus les agissements du Président Moncef Marzouki, y compris sa connivence avec les groupes terroristes.

    En effet, dans son édition du 14 décembre 2017, le site d'information tunisien, TunisieSecret, a rapporté que lors de la rencontre qui s'est tenue le 22 juillet 2014 entre l'ancien Premier ministre tunisien, Mahdi Jomaa, avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, ce dernier a déclaré «Votre Président est libre de sacrifier des soldats tunisiens, mais il ne doit pas jouer avec la sécurité nationale algérienne».

    «Nos services de renseignement militaire détiennent des preuves matérielles selon lesquelles Moncef Marzouki était en relation avec certains terroristes du Mont Chaambi. «Nous avons aussi intercepté des échanges téléphoniques entre les services qataris et votre Président, qui utilise un téléphone satellite Thuraya avec l'indicatif international +88216, pour, croit-il, échapper aux écoutes… », a ajouté un général des services de renseignement algérien, présent à la réunion des deux premiers ministres, selon le média.

    Répondant à la question du premier Ministre tunisien qui demandait à ce qu'on lui envoie les enregistrements, selon TunisieSecret, Abdelmalek Sellal a déclaré:

    « Nous les avons avec nous monsieur le premier Ministre. Les voici».

    Le site d'information a rapporté la surprise qui a été celle de la délégation tunisienne «en entendant Moncef Marzouki informer son contact qatari de toutes les opérations secrètes des armées tunisienne et algérienne en butte aux actions terroristes de l'AQMI, aux frontières algéro-tunisienne».

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    Tags:
    milice, premier ministre, Moncef Marzouki, Tripoli (Libye), Libye, Tunisie
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