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    «Boris, avez-vous lu Crime et Châtiment en entier?», Zakharova tacle Jonhson sur Skripal

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    Affaire Skripal (109)
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    La comparaison entre l’Affaire Skripal et un roman de Dostoïevski faite par le chef du Foreign Office n’a pas manqué de faire réagir la diplomatie russe, qui est revenue sur les pages de l’œuvre pour y trouver un bon vieux proverbe anglais évoqué par le classique…

    Fiodor Dostoïevski n'aurait sans doute jamais imaginé que son roman alimenterait un jour un débat virulent entre Moscou et Londres. En cause, l'affaire Skripal.

    Tout est parti d'une comparaison faite le 28 mars par le chef de la diplomatie britannique, qui n'a pas hésité à dresser un parallèle entre le sujet de Crime et Châtiment et la situation autour de l'attaque contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal. «C'est comme le début de Crime et Châtiment dans le sens où nous sommes tous sûrs de qui est coupable, et la seule question est s'il l'avouera ou sera attrapé», avait lancé  Boris Johnson, cité par The Independent.

    Il a suffi d'un jour pour faire réagir Moscou à cette déclaration et renvoyer la balle à Londres. La réponse s'est d'ailleurs trouvée sur les pages du même roman, un peu vers la fin.

    «Cent lapins ne font jamais un cheval, cent soupçons ne font jamais une preuve; c'est ce que dit un proverbe anglais, et ce n'est que du bon sens. Il faut essayer d'autre part de maîtriser ses passions, car le juge d'instruction est un homme comme les autres», a cité Dostoïevski ce jeudi Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe.

    «Boris, avez-vous lu Crime et Châtiment en entier?», s'est aussi interrogée Mme Zakharova.

    Un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, Sergueï Skripal, et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients le 4 mars dernier aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    S'alignant sur Londres et attribuant à Moscou la responsabilité de l'empoisonnement de Sergueï Skripal, les États-Unis ainsi que 18 pays de l'Union européenne, rejoints notamment par l'Ukraine, le Canada, la Norvège et l'Australie, ont annoncé depuis lundi 121 expulsions.

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    Sergueï Skripal, Maria Zakharova, Londres, Russie
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