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Le verdict du tribunal de Dakar concernant l’affaire Khalifa Sall, principal rival potentiel du Président du pays, Macky Sall, aux élections présidentielles de février 2019, est tombé ce 30 mars 2018. L’accusé est condamné à 5 ans de prison ferme pour détournements de fonds publics et usage de faux, selon la presse locale.

Le député-maire de de la capitale sénégalaise, Khalifa Sall, mis en détention provisoire, depuis le 7 mars 2017, à la prison de Rebeuss pour détournements de fonds et usage de faux, a été condamné, le 30 mars 2018, par le tribunal de Dakar à cinq ans de prison ferme, selon le site d'information dacaractu.com.

La justice lui reproche notamment le détournement d'une somme de 1.8 milliards de franc CFA, soit 2.7 millions d'euros, selon jeuneafrique, dans son édition du 13 décembre 2017.

Le début des ennuis judiciaires du condamné, écrit le même journal, «trouve son origine dans un audit conduit en 2015 par l'Inspection générale de l'État (IGE) dans les finances de la municipalité [de Dakar, ndlr]».

À l'époque,«les agents de l'IGE, un organisme placé sous le contrôle ''direct et exclusif '' du Président de la république, Macky Sall, s'intéressent particulièrement à une ''caisse d'avance'', réglementée par un arrêté du 31 janvier 2003, ayant pour objet de couvrir des dépenses destinées essentiellement aux ''populations nécessiteuses''», explique le quotidien.

La caisse en question, selon la source, «est alimentée à hauteur de 30 millions de franc CFA» par mois, destinés «à l'achat de mil et de riz à un groupement d'intérêt économique (GIE) dénommé Tabbar», tel que l'attestent les factures présentées par le gestionnaire de «la caisse d'avance», Mbaye Touré, directeur administratif et financier de la mairie de Dakar.

Mais bien que des procès-verbaux, rapporte jeuneafrique, signés par le gestionnaire de la dite caisse, par le maire Khalifa Sall, ainsi que par deux autres responsables de la mairie, «attestent que les livraisons des denrées alimentaires ont été effectuées», les inspecteurs de l'IGE «ont émis de sérieux doutes sur les contreparties correspondant à ces factures de mil et de riz». Leur audit révélera «que les 30 millions de francs CFA étaient chaque mois versés directement à Khalifa Sall», précise le journal.

Toutes fois, pour Khalifa Sall, le procès qui lui a valu sa condamnation, est une opération montée de toute pièce «pour l'empêcher d'être candidat aux élections présidentielles de février 2019». «Par divers canaux, il m'a été fait savoir que si je voulais que cette procédure cesse, il faudrait d'abord que je cesse mon ambition politique et mes tournées politiques», déclare-t-il en conférence de presse le 5 mars 2017, rapportée par le quotidien.

À titre de précision Khalifa Sall a nié les faits qui lui sont reprochés en affirmant:

«n'avoir jamais détourné le moindre denier public», en précisant que «Je suis un ordonnateur de crédits et non un comptable public, de sorte qu'il ne peut m'être demandé la production de justificatifs de dépenses», selon jeuneafrique.

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Tags:
élection présidentielle, faux papiers, usage, détournement de fonds, prison, condamnation, Droit et justice, Dakar, Sénégal
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