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    Lancement de la fusée avec le laboratoire chinois Tiangong 2 à bord

    Vers un monopole chinois de l’orbite de la Terre?

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    Dans les années 2020, la Chine sera la seule puissance à avoir une station habitée en orbite si la Station spatiale internationale était mise hors service en 2024, a raconté à Sputnik Ivan Moïsseïev, membre de l’Académie des sciences de Russie, qui a néanmoins ajouté que Moscou était capable de réaliser un projet similaire.

    La Chine pourrait devenir le seul pays disposant d'une station spatiale en orbite après 2024 si la décision d'arrêter d'exploiter la Station spatiale internationale (ISS) était prise, a annoncé à Sputnik le chef de l'Institut de la politique spatiale de l'Académie des sciences de Russie, Ivan Moïsseïev.

    «En ce qui concerne le programme chinois habité, il y a un projet de création d'une station multi-modulaire. […] Le début de la construction est prévu pour 2020 pour s'achever en 2024. Elle doit être composée de trois modules et deux pôles d'amarrage pour des vaisseaux spatiaux ou pour de nouveaux modules», a raconté M.Moïsseïev.

    Ainsi, si les pays-partenaires de l'ISS ne réussissent pas à se mettre d'accord sur une prolongation du fonctionnement de la station, ce complexe habité chinois pourrait devenir le seul de ce genre en orbite, estime le spécialiste.

    Toutefois, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'autres projets orbitaux nationaux.

    «Si l'ISS est mise hors service en 2024, malgré le fait que des négociations sur une prolongation jusqu'en 2028 sont en cours et que certains [participants, ndlr] sont enclins à cette décision, la Russie aura le choix entre construire sa propre station ou mettre fin à son programme habité national», a ajouté M.Moïsseïev.

    Il a de plus indiqué la possibilité de séparer les modules russes de l'ISS pour former une station nationale en orbite qui serait équivalente à celle de la Chine.

    «Le volume total dans ce cas serait inférieur que celui de la station chinoise. Nous avons deux grands modules et un petit. Mais il s'agit de stations du même ordre», a souligné l'interlocuteur de Sputnik.

    Selon lui, l'ensemble du programme chinois copiera dans les grandes lignes les réalisations soviétiques.

    «Ils [les Chinois, ndlr] ont étudié toute notre expérience et celle des Américains. Dans les années 1990, ils ont acheté toutes les technologies clefs pour effectuer des vols habités et développer leur programme national. Bien sûr, ils font tout à base de technologies modernes, mais si l'on regarde les équipements, c'est évident que ce sont des technologies russes: les scaphandres, les vaisseaux, les stations», a conclu Ivan Moïsseïev.

    Lundi, la station spatiale chinoise Tiangong 1 («Palais Céleste 1») est entrée dans l'atmosphère, la plupart de ses équipements et débris ont été détruits. Tiangong 1 a été lancée le 29 septembre 2011 et est restée en orbite pendant six ans et demi. Elle pesait 8,5 tonnes et mesurait 10,4 mètres, avec un espace habitable de 15 mètres cubes. La deuxième station chinoise Tiangong 2 est en orbite depuis 2016.

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    vaisseau spatial, technologies, programme, orbite, expert, station spatiale, Tiangong-2, Tiangong-1, ISS, Académie des sciences de Russie, Terre, Russie, Chine
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