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    Sebastian Kurz

    Le chancelier autrichien explique son refus d’expulser des diplomates russes

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    Affaire Skripal (114)
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    Les commentaires sur le fait que Vienne a refusé de suivre l’exemple britannique en expulsant des diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal ne se calment pas. Se prononçant sur la chaîne Puls 4, le chancelier autrichien a expliqué pour la énième fois les motifs de cette décision.

    Vienne a refusé d'expulser des diplomates russes car l'Autriche maintient traditionnellement de bonnes relations avec la Russie, a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz dans une interview diffusée sur la chaîne Puls 4.

    «Un tiers des pays de l'UE n'ont pas expulsé de diplomates russes, et nous étions parmi eux. En accord avec le ministre des Affaires étrangères, j'ai décidé de ne pas le faire, car nous maintenons traditionnellement de bonnes relations avec la Russie, restons neutres et représentons des sièges dans des organisations comme l'Onu ou l'OSCE», a déclaré le chancelier autrichien.

    Auparavant, le chef de la diplomatie autrichienne Karin Kneissl avait annoncé que l'Autriche préférait maintenir ouverte la voie du dialogue et ne pas recourir à l'expulsion de diplomates, car il y avait toujours d'autres possibilités diplomatiques pour répondre d'une manière adéquate à tout type de soupçon.

    À titre de rappel, l'Autriche ainsi que de nombreux pays ont refusé d'expulser des diplomates dans le cadre de l'affaire Skripal. Par la suite, Mme Kneissl a déclaré que Londres avait exercé à plusieurs reprises des pressions sur Vienne afin que l'Autriche participe à l'attaque diplomatique contre Moscou dans le cadre de l'affaire Skripal.

    L'ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients près d'un centre commercial de Salisbury, en Angleterre, le 4 mars dernier. Le Royaume-Uni a accusé la Russie d'avoir organisé l'empoisonnement des Skripal en recourant à un agent neurotoxique qu'il appelle Novitchok (A-234). Moscou rejette catégoriquement ces accusations.

    Les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down n'ont pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni, a déclaré mardi 3 avril le chef du laboratoire Gary Aitkenhead.

    Face à ces propos, Vladimir Poutine a affirmé que des agents similaires au gaz A234 pouvaient être produits dans une vingtaine de pays et que l'intérêt de la Russie était qu'une enquête complète soit menée sur cette affaire, demandant qu'elle y ait accès.

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    Tags:
    empoisonnement, Sergueï Skripal, Sebastian Kurz, Vienne, Autriche
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