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Au lendemain de l’annonce par Donald Trump de son désir de ramener «rapidement» les soldats américains de Syrie «à la maison», Washington a déclaré que la présence militaire des États-Unis dans ce pays touchait à sa fin. L’analyste politique américain John Steppling a commenté la situation pour Sputnik.

Donald Trump ne cesse de se contredire lui-même et il se peut même qu'il aime tout simplement faire cette esbroufe médiatique. Il est difficile de dire à quel point est réelle la participation du Président dans la prise de décisions, a déclaré John Steppling à Sputnik.

«À ce qu'il paraît, il y a à peu près dix-huit mois, Trump a déclaré son intention d'ordonner à la CIA de cesser de financer les rebelles djihadistes qui s'appliquaient à renverser Assad. […] Je ne pense pas que ce financement ait été totalement arrêté. Et nul doute que l'Arabie saoudite continue de le faire, de sorte qu'à ce jour elle leur a vendu plus d'armes que les États-Unis et le Royaume-Uni ne leur en avaient vendues tous les deux auparavant», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que la thèse selon laquelle les États-Unis ont subi un échec en Syrie était plutôt contestable.

«Je ne suis même pas sûr qu'ils l'interprètent eux-mêmes comme une défaite. À cette guerre, on assiste à des gains monstrueux. C'est que la "victoire" et la "défaite" dans leur sens normal ne jouent aucun rôle pour le Pentagone. Ils continuent de faire un argent colossal sur la guerre», a expliqué M.Steppling.

Les généraux américains, dont le chef du Central Command (Centcom) Joseph Votel, affirment que si les États-Unis retirent leurs troupes de Syrie, cela pourrait faciliter la renaissance de Daech*.

«Le Pentagone veut dire par cela: "il nous faut plus de financement". La guerre contre la Syrie qu'ont menée les États-Unis et la CIA a été longue. Et rien n'a changé. Et rien ne me permet de croire que quelque chose puisse changer», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

Donald Trump a annoncé à la surprise générale de ses conseillers, des responsables du Pentagone et du département d'État avoir ordonné de préparer le retrait des troupes américaines de Syrie sans pour autant préciser la date de retrait.

«Nous allons quitter la Syrie très bientôt. Laissons d'autres s'en occuper maintenant», a notamment déclaré le Président américain, cité par les médias internationaux.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
décision, président, date butoir, retrait, CENTCOM (United States Central Command), Sputnik, CIA, Joseph Votel, John Steppling, Donald Trump, Arabie Saoudite, États-Unis, Syrie
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