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Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)
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Contrairement à ce qu'affirme The Times, il n'existe aucun site secret dans la région de Saratov où pourrait être produit l'agent A-234. Toutes les armes chimiques y ont été détruites dans les années 2000, ce qui est confirmé par l'OIAC, a déclaré un ancien responsable de la commission d'État chargée de l'élimination des armes chimiques russes.

Les affirmations du quotidien britannique The Times selon lesquelles un laboratoire secret de production de l'agent toxique A-234 est situé dans la région de Saratov ne correspondent pas à la réalité parce qu'il n'y a plus d'armes chimiques dans cette région de Russie depuis longtemps.

«Je peux vous dire que la seule installation de destruction d'armes chimiques dans la région de Saratov, c'est le site de Gorniy qui se trouve dans la localité du même nom, dans la région de Saratov. Conformément aux engagements qu'elle avait pris, la Russie a commencé à détruire ses armes chimiques en 2002 et terminé en 2005. Cela est confirmé par une certification internationale de l'OIAC», a déclaré Mikhail Babitch, représentant plénipotentiaire du Président de la Fédération de Russie dans le District Fédéral Provoljskii.

Il a également ajouté que, pour le moment, les travaux visant à l'élimination des conséquences de la destruction de ces armes chimiques étaient presque terminés.

Auparavant, le quotidien britannique The Times a désigné la ville de Chikhany, située dans la région de Saratov, comme étant celle abritant un laboratoire produisant l'agent toxique A-234, baptisé Novitchok, qui selon l'enquête britannique aurait été utilisé pour empoisonner Sergueï Skripal et sa fille Ioulia à Salisbury. En se référant à des sources fiables, les journalistes de The Times affirment que le laboratoire de Chikhany a été utilisé au cours des dix années dernières «pour vérifier si le Novitchok pouvait être efficace pour commettre des meurtres à l'étranger».

Dans un laboratoire
© Sputnik . Mikhail Voskressensky

Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down n'ont pas été en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia au Royaume-Uni.

Dossier:
Enquête sur l’empoisonnement de Sergueï Skripal (104)

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Tags:
OIAC, Mikhail Babitch, Sergueï Skripal, Russie
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