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    Les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani

    «Les projets de partition de la Syrie des pays occidentaux sont voués à l’échec»

    Service de presse de la présidence
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    La deuxième rencontre entre les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, qui s’est tenue à Ankara le 4 avril, a montré aux pays occidentaux manipulés par les USA, que leurs desseins étaient bel et bien irréalisables en Syrie, ont estimé des politologues turcs dans un entretien accordé à Sputnik.

    Le fait que la Russie, la Turquie et l'Iran sont parvenus à un consensus sur l'intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté, ainsi que sur la lutte contre toutes les organisations terroristes présentes sur le sol syrien est la principale explication de la réussite du deuxième sommet tripartite qui s'est tenu à Ankara le 4 avril, a déclaré à Sputnik Hasan Ünal, professeur en relations internationales à l'Université Atilim.

    «Ce sommet a porté un coup sérieux à la politique syrienne des pays occidentaux, manipulés par les États-Unis, en leur montrant que leurs desseins étaient bel et bien irréalisables en Syrie», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

    Et de rappeler que, dès le départ, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et les pays qui agissaient de concert avec eux s'étaient assigné pour objectif de diviser la Syrie en deux ou même trois parties.

    «Pour y parvenir, ils ont d'abord misé sur Daech* et ensuite sur le Parti kurde de l'union démocratique (PYD). Néanmoins, le sommet a montré que les projets de partition de la Syrie des pays occidentaux sont voués à l'échec»», a résumé M.Ünal.

    Un autre interlocuteur de Sputnik, Oytun Orhan du Centre d'études stratégiques proche-orientales (ORSAM), a estimé pour sa part que le sommet d'Ankara constituait un message explicite adressé aux États-Unis et aux Unités de protection du peuple kurde (YPG).

    «Les milices kurdes sont cet unique acteur local qui menace l'intégrité territoriale de la Syrie et son unité politique. Et ce sont les États-Unis qui les soutiennent. Les trois pays ont manifesté leur solidarité, insistant sur la nécessité de liquider toutes les organisations terroristes», a relevé le politologue.

    Et de souligner que cela était particulièrement important parce que désormais la lutte de la Turquie contre les milices kurdes allait se dérouler sur les territoires contrôlés par les Américains.

    «Et là, Ankara pourra compter sur le soutien de l'Iran et de la Russie», a résumé M.Orhan.

    Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien et qu'il ne peut être réglé que par la voie d'un processus politique et de négociations, telle est la principale conclusion à laquelle sont venus les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, à l'issue du sommet tripartite à Ankara.

    Les dirigeants russe, turc et iranien ont participé pour la deuxième fois à un sommet tripartite. Ils s'étaient déjà retrouvés à Sotchi, en novembre dernier. Décision a été prise, à l'invitation du chef de l'État iranien, d'organiser la prochaine rencontre en Iran.

    *Organisation terroriste interdite en Russie

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    Kurdes, projet, partition, sommet, Daech, Centre d'études stratégiques proche-orientales (ORSAM), Unités de protection populaire kurdes (YPG), Parti de l'Union démocratique (PYD) kurde syrien, Sputnik, Université Atilim, Oytun Orhan, Hasan Ünal, Recep Tayyip Erdogan, Hassan Rohani, Vladimir Poutine, France, Royaume-Uni, États-Unis, Turquie, Iran, Syrie, Russie
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