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    Église orthodoxe

    Comment vit la petite communauté orthodoxe du Congo-Brazzaville?

    © Sputnik . Vitaliy Timkiv
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    Les orthodoxes à travers le monde se préparent pour la fête de la Résurrection de Jésus et la petite communauté orthodoxe du Congo-Brazzaville n’y fait pas exception. En prévision de cette fête, Sputnik s’est entretenu avec le métropolite Panteleimon du Congo pour évoquer avec lui la vie des fidèles qui ne représentent que 0,1% de la population.

    «Ici, c’est la première et la deuxième génération d’orthodoxes et petit à petit l’église locale établit toutes les coutumes pascales, des cérémonies de l’Église», confie Panteleimon, le plus jeune métropolite du continent africain, en parlant à Sputnik de la préparation des fidèles à la plus importante fête de l’Église orthodoxe.

    Cette confession chrétienne ne s’est propagée dans ce pays africain, ainsi que dans les pays voisins qu’au cours de la seconde moitié du XXe siècle et d’après que Panteleimon, qui a été intronisé en 2013 comme évêque du Congo, puis, en octobre 2017, a été élevé pour ses mérites au rang de métropolite. Cependant, la communauté orthodoxe locale ne compte actuellement que quelque 5.000 membres. Toutefois, ce chiffre ne prend pas en compte les Russes, les Roumains, les Libanais, les Serbes et quelques Grecs qui se trouvent dans la république.

    Ce petit nombre de paroissiens dans un pays de près de six millions d’habitants ne déçoit point le métropolite. Comme il le souligne, le nombre de nouveaux catéchumènes va croissant. «Lors du Samedi saint, on va baptiser encore 60 catéchumènes à Pointe-Noire. Pendant les fêtes de Noël et de Pâques, on baptise presque 100 catéchumènes», explique-t-il.

    «Nous avons déjà neuf paroisses au Congo, nous avons aussi notre école, nous avons aussi notre bureau qui s’appelle la Voix de l’Orthodoxie qui passe le message de l’orthodoxie dans la société multiculturelle du Congo. En plus, nous avons l’orphelinat qui est caractérisé officiellement comme la meilleure fondation de l’État au niveau de l’œuvre caritative mais nous devons via tous ces établissements et l’œuvre pastorale faire passer les messages de l’orthodoxie dans l’Afrique centrale», poursuit-il pointant toutefois que le problème auquel le diocèse métropolitain était exposé est celui du manque de fonds.

    À la question visant à savoir comment se préparent les fidèles pour la célébration de la principale fête de l’orthodoxie, il explique que l’essentiel est de développer au sein des paroissiens l’esprit de la semaine pascale – l’espoir de la résurrection, l’esprit de la sainteté en plus des valeurs chrétiennes comme «l’aumône, la solidarité, le partage entre les frères et les sœurs».

    Le fait qu’ils vivent au sein d’une société multiculturelle n’empêche pas les orthodoxes du Congo de comprendre les valeurs de leur foi et de vivre le message de Pâques, explique l’homme.

    «Je vous donne un exemple, je viens de revenir à l’archidiocèse d’une maison d’arrêt. Les orthodoxes ont contribué, malgré les difficultés, ils ont regroupé l’argent, nous avons acheté la nourriture, d’autres choses qui sont importantes pour les prisonniers et aujourd’hui au nom de Jésus-Christ, au nom de l’Église orthodoxe du Congo nous avons visité les prisonniers de Pointe-Noire et nous avons partagé tout ça. Pourquoi? Parce que les fidèles doivent apprendre que l’amour de Jésus-Christ n’a pas de limites ni de discrimination de la religion, des nationalités… C’est pourquoi je dis que le message de Pâques nous ouvre la voie dans l’Église», a-t-il conclu.

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    Tags:
    église, religion, Pâques, Pointe-Noire, République du Congo
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