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Le chef du Pentagone a entamé des discussions avec la Turquie pour la dissuader d'acheter les systèmes russes de défense antiaérienne S-400 et se dit être prêt à lui offrir des équipements alternatifs.

Washington ne conseille pas à Ankara de faire l'acquisition des systèmes russes antiaériens S-400, a déclaré jeudi le secrétaire américain à la Défense James Mattis.

«Ce qui est en train d'arriver maintenant: des systèmes de défense antimissile incompatibles sont installés dans la même zone et ce n'est pas vraiment la meilleure façon de servir les intérêts de l'Otan», a-t-il déclaré lors d'une audition devant le Commission des forces armées de la Chambre des représentants.

Le responsable du Pentagone a par ailleurs souligné que les États-Unis étaient déjà en train de mener des négociations avec la Turquie dont l'objet était des systèmes antiaériens alternatifs, compatibles avec les standards de l'Alliance atlantique.

En septembre dernier, le Service fédéral russe pour la coopération militaire et technique (FSVTS) a annoncé que Moscou et Ankara avaient signé un accord prévoyant la livraison de plusieurs systèmes S-400 en Turquie.

Début avril, à l'issue des négociations avec le Président turc, Vladimir Poutine a confirmé qu'il était prévu d'accélérer les livraisons des systèmes russes S-400 à la Turquie.

Le S-400 Triumph est le système de défense antiaérienne et antimissile russe le plus moderne, capable également de détruire des cibles terrestres. La portée des missiles qui équipent les S-400 dépasse les 400 kilomètres. Ils peuvent en outre atteindre une altitude de 30 kilomètres.

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Tags:
alternative, proposition, achat, défense antiaérienne, défense antimissile, négociations, S-400, Pentagone, James Mattis, Washington, Ankara, Turquie, Moscou, États-Unis, Russie
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