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    base aérienne à Akrotiri

    Londres demande de lui réserver l'espace aérien autour de sa base à Chypre

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    À peine le journal The Times a-t-il annoncé que la Royal Air Force était en état d’alerte pour frapper la Syrie, que le responsable du trafic aérien chypriote, Haris Antoniadis, a annoncé que Londres avait envoyé une requête de lui réserver une partie de l'espace aérien chypriote autour de sa base aérienne à Akrotiri.

    Le Royaume-Uni a envoyé jeudi une demande de lui réserver une partie de l'espace aérien chypriote autour sa base aérienne à Akrotiri, sur la côte sud de l'île, a déclaré le chef adjoint du service de contrôle du trafic aérien, Haris Antoniadis, dans une interview accordée à la chaîne de télévision chypriote Sigma.

    «Les autorités de la base britannique d'Akrotiri ont demandé que l'espace aérien leur soit réservé pour mener à bien certains préparatifs», a affirmé Haris Antoniades.

    Et d'ajouter: «Cette requête est toujours en examen… Cela ne signifie pas l'annulation de certains vols. Aucune compagnie aérienne en provenance et à destination de Larnaca n'a annulé de vols».

    Pourtant, selon les données fournies par les NOTAM, les messages aux navigants aériens, l'espace aérien au-dessus de la base britannique d'Akrotiri dans la zone maritime de la mer Méditerranée à Chypre a été fermé depuis jeudi en raison de la prochaine «augmentation de l'activité militaire».

    Précédemment, le journal The Daily Telegraph qui se référait à des sources au sein du gouvernement avait annoncé que Theresa May avait ordonné d'envoyer des sous-marins britanniques opérant en Méditerranée à distance de frappe de la Syrie. Les avions de la Royal Air Force (RAF) basés à Chypre sont prêts à entrer en action si le cabinet donne l'ordre de procéder à des frappes aériennes sur la Syrie, ont indiqué des sources informées au journal The Times.

    Des pays occidentaux ont accusé les autorités syriennes d'avoir mené une attaque chimique sur Douma, une banlieue de Damas. Moscou a démenti les informations sur une bombe au chlore que les militaires syriens auraient largué sur Douma. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que cette intox était destinée à justifier les actions des terroristes et les éventuelles frappes étrangères.

    Le Président américain avait promis lundi de décider sous 24 ou 48 heures quelles mesures les États-Unis prendraient en réaction à l'emploi présumé d'armes chimiques en Syrie. Le Foreign Office a annoncé mardi que Theresa May, Donald Trump et Emmanuel Macron avaient convenu que la communauté internationale devait réagir à l'attaque chimique présumée de Douma.

    En août 2013, les parlementaires britanniques avaient voté contre la participation de Londres aux frappes aériennes sur la Syrie, mais le vote du parlement n'est pas obligatoire lorsqu'il s'agit de ce type de dossier. La décision de participer ou non à des opérations militaires relève du Premier ministre britannique seul.

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    espace aérien, base aérienne d’Akrotiri (Chypre), Chypre, Royaume-Uni, Londres, Syrie
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