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    Moscou: la Russie pas prête à dépendre de l’humeur d’un homme de l’autre côté de l’océan

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    Faisant allusion au comportement de Donald Trump et à ses séries de tweets matinales concernant la Syrie, le vice-Premier ministre russe Arkady Dvorkovitch a dénoncé les risques d’une telle approche de la diplomatie…

    L'humeur matinale d'un seul homme ne doit pas troubler les relations entre les pays, et la Russie n'est pas prête à assumer ce genre de risques, a déclaré vice-Premier ministre russe Arkady Dvorkovitch. Une déclaration qui fait référence à de récentes séries de tweets matinales émises par Donald Trump au sujet de la Syrie.

    «Tout partenariat exige de la confiance, sinon, il est impossible d'avancer. Nous ne pouvons pas dépendre de l'humeur de quelqu'un qui se réveille de l'autre côté de l'océan, de ce qui passe par la tête d'une personne donnée lorsqu'elle se réveille», a-t-il déclaré au cours du Forum économique de Krasnoïarsk.

    «Nous ne pouvons pas prendre un tel risque», a ajouté M.Dvorkovitch.

    Utilisateur assidu de Twitter, Donald Trump a pris l'habitude d'y réagir tôt le matin sur les sujets qui l'interpellent, comme il l'a fait mercredi en prévenant que des missiles allaient «arriver» en Syrie en représailles à la présumée attaque chimique à Douma. Mais dans un message matinal publié jeudi toujours sur son compte Twitter, le Président américain a affirmé «ne jamais avoir dit quand une attaque contre la Syrie pourrait avoir lieu».

    Au cours des derniers jours, la situation en Syrie s'est sérieusement tendue. Selon les pays occidentaux, une attaque chimique présumée a eu lieu le 7 avril dans la ville de Douma, près de la capitale syrienne. La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma publiées par les «Casques blancs» sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces «intox» est de protéger les terroristes et de justifier d'éventuelles actions extérieures.

    Damas a qualifié les accusations contre l'armée syrienne liées aux armes chimiques de peu convaincantes. La partie syrienne a plus d'une fois souligné que tout son arsenal chimique avait été évacué du pays en 2014 sous le contrôle de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

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    Twitter, Donald Trump, États-Unis, Russie
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