Ecoutez Radio Sputnik
    Frappes en Syrie

    Frappes en Syrie: avec quels armements?

    © AP Photo / Syrian Central Military Media
    International
    URL courte
    Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (113)
    16648

    Pour frapper cette nuit la Syrie, Washington a mobilisé quatre bombardiers à long rayon d'action et des navires, Londres a dépêché quatre chasseurs alors que Paris a envoyé cinq frégates et engagé des avions de combat.

    Pour frapper la Syrie, les États-Unis ont mobilisé cette nuit quatre bombardiers à long rayon d'action B-1B Lancer, stationnés sur la base d'El-Udeid au Qatar, ainsi que trois navires déployés dans la mer Rouge, rapporte la chaîne CNN citant des sources militaires.

    Selon le média, les B-1B Lancer étaient équipés de missiles de croisières air-sol JASSM d'une portée de 370 km. De fait, ils étaient en mesure de viser les cibles sans entrer dans la zone d'activité des DCA syriennes.

    Les sources de la CNN ne précisent pas d'où ont décollé les B-1B, or, la chaîne rappelle les images diffusées par les média début avril qui montraient des bombardier arriver au Qatar.

    De son côté, le ministère britannique de la Défense a précisé que le Royaume-Uni avait impliqué dans les frappes quatre avions de combat Tornado GR4 dotés de missiles Storm Shadow d'une portée de 400 km. L'aviation a décollé depuis la base de la Royal Air Force Akrotiri à Chypre pour frapper des sites à Homs, où à en croire Londres auraient été stockées des armes chimiques.

    Paris a pour sa part utilisé dans l'attaque trois frégates multimissions FREMM, une frégate anti-aérienne et une frégate anti-sous-marine. Les frégates étaient équipées de lanceurs de missiles MdCN (missile de croisière naval) dont la portée atteint 1 000 km. Cinq Rafale, quatre Mirage 2000-5, et deux avions de détection AWACS ont également été engagés. Selon Reuters, une frégate FREMM a tiré trois missiles et les Rafale en ont lancé neuf.

    La France a par ailleurs diffusé sur Twitter des images montrant le décollage de Rafale pour participer à l'opération en Syrie.

    Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d'infrastructures militaires en Syrie. Cette coalition tripartite a tiré plus de 100 missiles (l'année dernière, l'aérodrome militaire syrien de Shayrat avait déjà été attaqué par 59 missiles) dont la plupart ont été abattus à l'approche de leurs objectifs.

    Justifiant ses actions, Washington et ses alliés ont affirmé que les frappes étaient une riposte à l'attaque chimique présumée dans la ville de Douma.

    Les autorités syriennes ont toujours démenti cette attaque alors que le ministère russe de la Défense a déclaré qu'il s'agissait d'une mise en scène.

    Dossier:
    Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (113)

    Lire aussi:

    Frappes en Syrie: chasseurs et frégates français auraient eu des problèmes techniques
    Deux mois après les frappes sur la Syrie, les bombardiers américains B-1B cloués au sol
    La base militaire syrienne de Mezzeh après les frappes de la coalition (vidéo)
    Tags:
    B-1B Lancer, AWACS, Mirage 2000, FREMM, Rafale, Qatar, Chypre, Royaume-Uni, Syrie, France, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik