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Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (114)
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La déclaration d’Emmanuel Macron selon laquelle les frappes contre la Syrie, effectuées par les pays occidentaux, ont divisé Ankara et Moscou est populiste, a déclaré le ministre turc des Affaire étrangères.

L’attaque contre la Syrie n’a pas influé sur les relations entre la Turquie et la Russie, a annoncé le ministre turc des Affaire étrangères Mevlut Cavusoglu en commentant les propos du Président français selon lesquels ces pays ont été divisés à cause des frappes dans la nuit du 13 au 14 avril.

«Beaucoup de nos amis occidentaux font des déclarations populistes. Nous attendons de lui [Macron, ndlr] des déclarations qui correspondent plus à un niveau présidentiel. Nos relations avec la Russie sont aussi solides qu’avant. Mais elles ne constituent pas une alternative aux relations avec les pays occidentaux. C’est pourquoi de pareilles déclarations sont incorrectes.»

Et d’ajouter:

«Nous pouvons penser différemment mais elles [nos relations avec la Russie, ndlr] ne sont pas faibles au point que le Président français puisse les rompre.»

Dans un entretien diffusé en direct sur Mediapart, RMC et BFM TV le 15 avril, Emmanuel Macron a assuré que l'Occident avait «séparé» les Russes des Turcs à cause des frappes menées contre la Syrie.

Dans la nuit du 13 au 14 avril, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont porté des frappes contre la Syrie. Sur 103 missiles tirés, 71 ont été interceptés par la DCA syrienne, informe le ministre russe de la Défense. Le bombardement a été mené au prétexte d'une opération visant à éliminer de prétendues armes chimiques de cet État suite à l'attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas, selon les pays occidentaux.

La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, publiées par les Casques blancs sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces informations mensongères est de protéger les terroristes et de justifier d'éventuelles actions extérieures.

Une mission de l'OIAC est arrivée le 14 avril à Damas pour enquêter sur l'attaque chimique prétendue à Douma, c'est-à-dire après le bombardement des pays occidentaux.

Dossier:
Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (114)

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Tags:
frappe de missile, attaque chimique, relations, Mevlut Cavusoglu, Emmanuel Macron, Ankara, Turquie, Syrie
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