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    «L’éventualité d’une rupture de l'accord nucléaire avec l’Iran est grande»

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    Le 12 mai, Donald Trump devra décider si les États-Unis restent liés à l’accord nucléaire avec l’Iran, ce marché au sujet duquel il répète depuis sa campagne électorale que c'est «le pire qu'ait jamais négocié Washington». Un politologue américain d'origine iranienne donne à Sputnik sa vision sur les perspectives de ce document.

    Tous sont préoccupés par le sort de l'accord nucléaire avec l'Iran en attendant la décision qui sera adoptée en mai par le Président américain, a déclaré à Sputnik Alexander Azadegan, politologue américain d'origine iranienne, professeur de géopolitique à l'Université de Californie et rédacteur en chef du site ImperiaNews.

    «Vu cette pression que Netanyahou et son lobby font sur lui [Donald Trump, ndlr], l'éventualité d'une rupture du marché nucléaire avec l'Iran est grande», a estimé l'interlocuteur de l'agence.

    M.Azadegan ne l'exclut pas, bien qu'il ne s'agisse pas d'un accord bilatéral entre les États-Unis et l'Iran.

    «C'est un accord international conclu entre l'Iran et six grandes puissances, document qui prévoit les intérêts de chacun des signataires», a-t-il précisé.

    Pourtant, le politologue a rappelé à cette occasion que Donald Trump s'était déjà retiré sans hésiter un seul instant de l'Accord de Paris (sur le climat, ndlr) sans prêter attention à aucune des lois.

    «J'affirme que Trump et son administration sont les personnes les plus ignares de toute l'histoire des États-Unis. Ceux qui les soutiennent sont peu nombreux. Ils ont perdu au Proche-Orient, notamment en Libye, en Égypte, au Yémen, en Afghanistan, en Irak et en Syrie. L'agression est la seule chose qui leur reste à présent. Comme dit le proverbe, la meilleure défense est l'attaque», a relevé l'expert.

    Selon ce dernier, nul n'ignore par ailleurs les intérêts de quels pays sont protégés par le Congrès américain. Ce sont les intérêts d'Israël et de l'Arabies saoudite.

    L'interlocuteur de Sputnik a ajouté qu'avec la venue dans l'actuelle administration américaine de John Bolton, ce «super-faucon» de George W. Bush et un adversaire farouche du marché nucléaire avec l'Iran, l'équilibre des forces avait été perturbé.

    «Dans cette situation, des négociations avec la Corée du Nord, tout comme avec l'Iran et même avec la médiation de la Russie et de l'Iran ne paraissent pas possibles», a-t-il conclu.

    Le mois dernier, le Président américain a fixé le 12 mai comme date limite pour s'entendre avec la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni sur la «correction» de l'accord nucléaire afin d'«éviter la sortie des États-Unis» du Plan global d'action conjoint (JCPOA).

    Le Plan global d'action conjoint (JCPOA) est un accord signé à Vienne, en Autriche, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1: les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni) et l'Allemagne, ainsi que l'Union européenne et la République islamique d'Iran.

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    États-Unis, Plan global d'action conjoint (JCPOA), accord, nucléaire, négociations, ImperiaNews, Université de Californie, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, Sputnik, Union européenne (UE), Alexander Azadegan, John Bolton, Donald Trump, George W. Bush, Arabie Saoudite, Corée du Nord, Iran, Israël, Chine, Russie
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