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    Affaire Skripal

    L'A-234 a été breveté en qualité d'arme chimique. Mais où? La Russie répond

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    Moscou a prouvé que la substance A-234 avait été fabriquée et brevetée aux États-Unis en qualité d'arme chimique en 2015, a déclaré le représentant de la Russie à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, Alexandre Choulguine, à une réunion du Conseil exécutif sur l'incident à Salisbury.

    La substance A-234 a été produite et, qui plus est, brevetée aux États-Unis en 2015 comme arme chimique et la Russie en a présenté des preuves, a indiqué ce mercredi Alexandre Choulguine, représentant de la Russie à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

    «Le 1er décembre 2015, le Bureau américain des brevets et des marques de commerce s'est adressé à l'instance russe appropriée pour lui demander de vérifier la brevetabilité de l'invention réalisée par le scientifique américain T.Rubin, a-t-il indiqué, en présentant le document. Ce document prouve que les substances toxiques innervantes semblables au Novitchok [A-234, ndlr] étaient non seulement fabriquées, mais en plus brevetées en qualité d'arme chimique. Et ce, il n'y a pas si longtemps, à peine quelques années: le brevet date du 1er décembre 2015».

    L'OIAC a publié jeudi 12 avril un rapport selon lequel un agent innervant avait été utilisé pour empoisonner l'ex-agent Sergueï Skripal et sa fille Ioulia. Le communiqué a relevé tout particulièrement le «haut degré de pureté» de la substance. Toutefois, l'appellation précise de l'agent neurotoxique n'est accessible qu'aux membres de l'organisation.

    Le 4 mars dernier, l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

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    brevet, armes chimiques, OIAC, Alexandre Choulguine, Ioulia Skripal, Theresa May, Sergueï Skripal, Royaume-Uni, Salisbury, Londres, Russie, États-Unis
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