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    Le système S-300 russe

    Quelques exemples de l’armement russe qui font la puissance de l’armée algérienne

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    Kamal Louadj
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    En matière d’armements, la Russie est le principal partenaire de l’Algérie. Ces dernières années plusieurs systèmes et équipements ultrasophistiqués ont été vendus à l’armée algérienne, qui a mené un vaste programme de modernisation. En voici quelques-uns des plus importants.

    Profitant de l'embellie financière des années 2000 due au prix élevé des hydrocarbures, l'Algérie a mené un vaste programme de réarmement de son armée, par l'acquisition de nouveaux équipements sophistiqués et la modernisation des plus anciens. La Russie a été le principal partenaire de l'Algérie dans l'effort de remise à niveau de son armée. Voici quelques exemples des équipements militaires russes qui ont permis à l'armée algérienne de monter en puissance.

    Les missiles balistiques Iskander-E

    Il a été introduit dans l'armée algérienne en 2017, selon le site d'information militaire Menadefense.

    L'Iskander-E est un missile sol-sol disposant d'un appareillage électronique lui donnant à la fois la précision, une quasi-invulnérabilité à l'interception et la capacité de changer de cible ou de suivre une cible mouvante.

    Son véhicule mobile de lancement porte deux missiles, dont chacun peut être tiré séparément. En vol, l'opérateur terrestre peut reconfigurer son ciblage en l'ajustant si nécessaire pour frapper des cibles mobiles telles que des rampes de lancement de missiles, des colonnes de chars ou des convois d'approvisionnement.

    Les systèmes de défense antiaérienne et antimissile, S-300

    Les missiles sol-air S-300, qui équipent l'armée de l'air algérienne depuis 2003, peuvent abattre des avions et des missiles balistiques. Leurs radars peuvent détecter leurs cibles à une distance de 250 km. Les missiles S-300 peuvent ainsi les abattre à une distance de 150 Km. De plus, le matériel ennemi pourra être ciblé et frappé même s'il se déplace à une vitesse de 2,5 kilomètres par seconde.

    Sur le radar, du système ci-dessus, peuvent figurer jusqu'à 36 cibles différentes et chacun des lance-missiles peut faire feu sur 12 d'entre elles simultanément.

    Le système de commandement et de contrôle automatisé Polyana D4M1

    Le Polyana D4M1 est capable, explique Menadefense qui a annoncé sa livraison à l'armée algérienne en 2014, «de commander et coordonner les systèmes de défense anti-aérienne mobiles de différentes portées et de différentes natures, en partageant les données entre eux et en prenant la commande de tir de chacun d'eux», ce qui permet à l'armée algérienne de posséder une défense antiaérienne intégrée.

    Il permet aussi de dissimuler les systèmes comme le S-300, le Tor, le Buk M2 et Pantsir S1 (tous opérationnels en Algérie) à l'ennemi qui peut détecter leurs émissions radar, et ce «en utilisant des systèmes radars ambulants dont l'information sera partagée entre l'ensemble des lanceurs de missiles et des systèmes de défense, qui deviennent totalement invisibles pour l'ennemi», explique le site.

    Ce système russe a aussi la capacité de couvrir en surveillance un territoire de 640.000 km2, «suivre 500 cibles simultanément et orienter 250 tirs d'interception, et ce en prenant le contrôle d'environ de 14 batteries et systèmes antiaériens», ajoute le site d'information.

    Le radar de surveillance Rezonans-NE3

    Ce radar, acquis par l'armée algérienne en septembre 2017 selon le site Nouvel ordre de stratégies de défense, est capable de détecter des avions et des missiles de croisières furtifs, explique le site d'information militaire Menadefense, dans son édition du 3 avril 2018.

    ​Les éléments de structure qui composent les engins furtifs, écrit le site d'information, sont détectables par des ondes réfléchies se situant dans la fourchette de fréquences allant de 35 à 70 MHz. Ce qui fait que «le Rezonans-NE3 qui couvre cette gamme arrive à neutraliser la furtivité et permet donc de détecter les appareils furtifs comme le F-22 et F-35, ainsi que les missiles de croisière furtifs», explique le média. «Une autre caractéristique de ce radar est le balayage à haut débit dû à la présence de systèmes d'antennes radar fixe (par opposition aux radars tournants). Le taux de balayage radar est de 0,6 à 3,2 avec une grande couverture de l'espace aérien: jusqu'à 600 km en mode n°1 "aérodynamique" et jusqu'à 1.100 km en mode n°2 "balistique"», a-t-il ajouté.

    Les Sous-marins classe Kilo

    Le sous-marin a été livré à l'Algérie en Avril 2018 selon Menadefense. Baptisé «trou noir» par les experts de l'Otan pour sa discrétion, le sous-marin diesel-électrique polyvalent du projet 636 Varchavianka (Improved Kilo, selon le code Otan) appartient à la 3e génération de sous-marins. Il a un déplacement de 2.350 tonnes en surface et de 3.950 tonnes en plongée et une vitesse de 17 à 20 nœuds. Le sous-marin a 45 jours d'autonomie. Il peut être doté de quatre missiles Kalibr, de 18 torpilles de 533 mm (six tubes) et de 24 mines et plonger à 300 mètres de profondeur. Son équipage comprend 52 sous-mariniers.

    Les corvettes dernier cri du projet 22160

    Selon le site d'information militaire Ménadéfense, le bateau russe du «projet 22160 est décrit par les experts internationaux, comme un navire ayant un concept révolutionnaire qui offre dans un design complètement furtif et très compact, la puissance de feu de navires de grande capacité». Ce navire, selon le site, est plus grand que «le Buyan M qui est connu pour avoir tiré des missiles Kalibr-NK sur des cibles en Syrie à partir de la mer Caspienne».

    Le modèle que la marine algérienne, selon le média, a choisi conformément à ses besoins spécifiques «comprend des silos verticaux de lancement pour huit missiles Klub K d'une portée de 300 km vers des cibles à l'intérieur des terres, et 250 contre des cibles navales. En plus d'un canon de 76 mm AK176, [il est équipé d', ndlr] un système de défense anti-aérien Palma, comprenant 10 missiles Igla et deux canons rotatifs. Enfin, il dispose de deux lance-grenades anti sous-marins DP-65».

    L'armée algérienne a conclu un contrat d'achat de quatre corvettes de ce type. La première est déjà en construction en Russie, les 3 autres seront fabriquées en Algérie dans le cadre d'un accord de transfert de technologie entre les deux pays.

    Le véhicule de soutien de chars, Terminator

    Le BMPT Terminator, dont les livraisons pour l'armée algérienne ont commencé au premier trimestre de l'année 2018 selon Menadefense, a un poids de 44 tonnes. C'est un véhicule de combat russe conçu sur la base du châssis du char de combat T-72. Il est destiné à la protection des unités blindées. Il est équipé de deux canons automatiques 2A42 de 30 mm, d'une mitrailleuse, de deux lance-grenades et de quatre missiles Ataka. Selon Menadefense, le modèle acheté par l'armée algérienne a été, quant à lui, conçu sur la base du char de combat T-90.

    Selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SPIRI), l'ensemble des contrats passés avec la Russie en deux ans, entre 2006 et 2007, année pour laquelle l'Algérie a été classée comme le premier client importateur d'armes russes, s'élève à un montant total de 15 milliards de dollars. La livraison de la totalité des commandes se finalisera entre 2015 et 2020. En 2011, selon la même source, l'Algérie a acheté des dispositifs de missiles, anti-missiles, de défense aérienne, des chars et des avions d'entraînement pour un montant de 13 milliards de dollars.

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    sous-marins, missiles balistiques, corvette, radar, armements, Iskander, BMPT Terminator, S-300, Russie, Algérie
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