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    Les forces militaires du Golfe réaliseront-elles les rêves de Trump en Syrie?

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    Alors que l’administration Trump envisagerait de remplacer le contingent américain en Syrie par des militaires ressortissants des pays arabes, il serait temps de se poser la question sur ce qui se cache derrière ces déclarations. Washington serait-il incapable de continuer la lutte antiterroriste? Des experts répondent à ces questions pour Sputnik.

    «Le Qatar doit envoyer ses troupes en Syrie avant que les USA ne refusent de le défendre», ce qui conduirait inévitablement à la chute de Doha, a dernièrement déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Joubeir commentant la volonté de l'administration Trump de remplacer le contingent américain en Syrie par des militaires ressortissants des pays arabes.

    Qu'est-ce que ces propos dissimuleraient?

    Évoquant cette question au micro de Sputnik, Hisham Jaber, chef du centre militaire libanais de recherches, a indiqué que pour lui, l'envoi de l'armée saoudienne en Syrie est peu probable du fait de la question du financement de cette opération. De même, il estime qu'il serait difficile de déterminer qui la dirigerait vu le conflit actuel entre l'Arabie saoudite et le Qatar.

    «Premièrement, il faut comprendre que les États-Unis n'ont pas l'intention de lutter véritablement contre Daech*. Sur la carte syrienne d'aujourd'hui nous voyons comment les enclaves terroristes coexistent paisiblement avec les forces militaires américaines à l'est du pays. En ce qui concerne l'envoi de militaires des pays du golfe Persique, j'ai des doutes à ce sujet pour de multiples raisons. C'est seulement nécessaire pour faire économiser des frais militaires aux américains. Même si des troupes, par exemple, d'Arabie saoudite, arrivent en Syrie, Washington ne va pas retirer entièrement ses militaires. Les Américains resteront là-bas avec un plus ou moins grand contingent, cela dépend de l'effectif de l'armée saoudienne. Mais c'est l'Arabie saoudite qui va payer pour tout le monde», a-t-il ainsi expliqué.

    Pour lui, le cofinancement des forces américaines pourrait en être la solution.

    En revanche, pour Ali al Mashaani, expert omanais en politique régionale, il ne s'agit pas simplement de la question de qui devra débourser de l'argent. Selon son analyse, la question serait bien plus complexe que cela puisque les États-Unis voudraient voir en Syrie des troupes qataries.

    «Pour l'heure, les représentants du gouvernement américain mènent la politique de doubles standards au sujet du rôle du Qatar dans la crise syrienne. D'un côté, il chante les louanges de l'émirat mais, de l'autre côté, il appelle constamment à arrêter le soutien du terrorisme. Maintenant Washington cherche à sortir de cette situation délicate. Le Qatar devra adopter une position légale et réaliser ouvertement des projets américains dans la région», a-t-il affirmé.

    Dernièrement, le Président américain a de nouveau déclaré qu'il souhaiterait retirer les troupes américaines de Syrie. Plus tard, le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Joubeir, a affirmé que Doha devait envoyer ses troupes en Syrie s'il ne voulait pas se priver du soutien militaire de Washington. Si les États-Unis cessent d'assurer la sécurité du Qatar, le gouvernement de ce pays sera renversé en moins d'une semaine, a estimé le ministre.

    Le Wall Street Journal, citant des fonctionnaires américains, avait fait savoir que l'administration Trump envisageait de remplacer le contingent américain en Syrie par des militaires ressortissants des pays arabes. Selon Adel al-Joubeir, le royaume saoudien est prêt à envoyer ses troupes pour combattre le terrorisme si les États-Unis le lui proposent.

    * Organisation terroriste interdite en Russie

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    Tags:
    conflit, militaires, politique, armée, Adel al-Joubeir, Donald Trump, Golfe persique, Qatar, Arabie Saoudite, Syrie, États-Unis
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