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    Le volcan Calbuco, au Chili

    Les Syriens réfugiés en Amérique latine suivent de près la situation dans leur pays

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    Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (111)
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    Des milliers de Syriens ont fui les ravages de la guerre et trouvé refuge en Amérique latine, notamment au Chili, en Argentine, au Brésil et en Colombie. La situation s’est particulièrement dégradée après l’attaque du 14 avril contre la Syrie, a indiqué à Sputnik Adolfo Numi, président d’une organisation caritative syrienne au Chili.

    Les représentants de la communauté syrienne suivent avec une très vive douleur les événements en cours dans leur pays d'origine qui entraînent d'immenses pertes humaines et matérielles et provoquent un extraordinaire épuisement psychologique, a relevé Adolfo Numi dans un entretien accordé à Sputnik.

    «Déjà très stressées, les familles sont en contact permanent avec leurs proches qui sont restés en Syrie», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que leur état de stress s'était encore aggravé après l'attaque perpétrée le 14 avril dernier contre la Syrie par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni.

    «Des attaques chimiques présumées y ont été invoquées comme prétexte à plusieurs reprises parce que l'armée syrienne et ses alliés remportent des succès. Il s'agit d'influencer l'opinion publique internationale, en dénaturant les faits», a estimé M.Numi.

    Selon ce dernier, «l'une des principales batailles en Amérique latine consiste justement à s'opposer à la diffusion d'informations mensongères sur ce qui se passe au Proche-Orient».

    Un autre interlocuteur de Sputnik Yaoudat Brahim, directeur du Club syro-libanais de Buenos Aires, a raconté que sa propre famille avait vécu des moments très pénibles.

    «Ma famille est en Syrie. Certains de ses membres sont à Homs et d'autres à Damas. Ces dernières semaines, ils espèrent beaucoup la renaissance du pays», a-t-il dit.

    En septembre 2017, M.Brahim s'est rendu lui-même en Syrie pour voir ce qui se passait sur le terrain et a constaté qu'à chaque fois que le conflit approchait de sa résolution, il arrivait quelque chose qui l'envenimait une fois de plus.

    «À mon avis, une multitude d'intérêts internationaux y sont en jeu, intérêts de ceux qui tiennent à ce que la situation y reste telle qu'elle est. Par ailleurs, Trump, avec le Royaume-Uni et la France, a sans doute voulu faire une démonstration de force afin de montrer à la Corée du Nord, à la Chine et à la Russie que ses promesses de bombardements n'étaient pas des paroles creuses», a-t-il expliqué.

    Les pays occidentaux ont accusé Damas d'avoir perpétré une attaque chimique à Douma. La Russie a démenti les informations concernant une bombe au chlore qui aurait été larguée par les forces gouvernementales syriennes. Les militaires russes ont qualifié de fausses les photos de victimes de la prétendue attaque chimique à Douma, publiées par les Casques blancs sur les réseaux sociaux. Moscou estime que l'objectif de ces informations mensongères est de protéger les terroristes.

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    Tags:
    famille, guerre, refuge, frappe aérienne, attaque, Club syro-libanais de Buenos Aires, Sputnik, Yaoudat Brahim, Adolfo Numi, Donald Trump, Corée du Nord, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, États-Unis, Homs, Damas, Syrte
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