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    Ministère russe des Affaires étrangères

    Nucléaire iranien: Moscou met en garde contre des conclusions hâtives

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
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    La réaction de certains hommes politiques américains face aux propos de Benjamin Netanyahu accusant Téhéran d’avoir dissimulé un programme nucléaire laisse croire qu’ils ont déjà eu le temps d’examiner les 100.000 documents. Ni à Moscou, ni à l’AIEA, ne tireront pas de conclusions hâtives, souligne un haut diplomate russe.

    La Russie et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne se précipiteront pas pour tirer des conclusions suite à la déclaration faite lundi par le Premier ministre israélien, Banjamin Netanyahu, qui a accusé Téhéran d’avoir dissimulé un programme nucléaire, a déclaré à Sputnik Mikhaïl Oulianov, représentant permanant de la Russie auprès d’organisations internationales.

    «Malheureusement, à en juger par les commentaires de Washington, certains hommes politiques américains ont réussi à analyser dans les plus brefs délais ces 100.000 documents prouvant l’existence d’une composante militaire secrète du programme nucléaire iranien, intitulée projet Amad», a-t-il fait noter.

    Et d’ajouter que beaucoup de ce qui a été dit par le Premier ministre israélien concerne l’histoire ancienne du programme nucléaire iranien qui est d’ores et déjà considérée par l’agence comme une page tournée.

    «Je vous rappelle qu’en 2015, l’agence a émis un document informant qu’il y avait en Iran jusqu’à la fin de l’année 2003 une structure capable de coordonner l’activité de différents départements et centres de recherches en matière de questions qui pouvaient être liées à la mise en place de l’arme nucléaire. Toutefois, cette activité n’est pas sortie du cadre des recherches scientifiques, aucune mise en pratique n’a été enregistrée. À ce jour, ce qu’on appelle la composante militaire du programme nucléaire iranien est considérée comme définitivement close», a expliqué le haut diplomate.

    S'exprimant à l'approche de la date butoir du 12 mai fixée par le Président Donald Trump pour décider ou non de dénoncer cet accord conclu en 2015, le Premier ministre israélien a affirmé le 30 avril que son pays disposait de nouvelles «preuves convaincantes» d'un programme secret iranien pour se doter de l'arme nucléaire.

    Selon Netanyahu, le renseignement israélien a réussi à se procurer 55.000 pages et 55.000 documents conservés sur 183 CD qui étaient stockés dans un entrepôt secret dans le sud de Téhéran.

    Benjamin Netanyahu assure que ces archives démontrent que l'accord nucléaire conclu le 14 juillet 2015 à Vienne entre l'Iran et les puissances du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Allemagne) est «fondé sur des mensonges».

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    accusations, nucléaire, Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mikhaïl Oulianov, Benjamin Netanyahu, Israël, Iran, Russie
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