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    «Perdus dans leurs mensonges»: Zakharova sur le «quiproquo» tchèque autour du «Novitchok»

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    Après que le Président tchèque eut annoncé que son pays avait produit une substance similaire au «Novitchok», son gouvernement a fait savoir qu’aucune substance de ce type n’a jamais été ni synthétisée, ni étudiée, ni stockée dans le pays, mais a reconnu que le «Novitchok A-230 y a été testé». «Perdus dans leurs mensonges!», résume Moscou.

    La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a commenté les déclarations emmêlées des officiels tchèques au sujet du «Novitchok», substance tantôt produite, tantôt jamais synthétisée dans cette République.

    «Le Président tchèque exhorte en public ses administrés à cesser de dissimuler la vérité sur la conception du "Novitchok". Les structures de force sont contraintes de reconnaître que des tests et la conception du «Novitchok» avaient été menés. Trois jours plus tard, le Premier ministre tchèque qualifie les propos du Président tchèque de quiproquo. C’est cinq sur cinq, ni plus, ni moins!!!! PERDUS DANS LEURS MENSONGES», a-t-elle écrit sur son compte Facebook.

    Rappelons que, cité par la chaîne de télévision TV Barrandov, le Président de la République tchèque a récemment annoncé qu’une petite quantité d'agent innervant A-230, considéré comme «Novitchok» par le renseignement militaire, a été fabriquée en 2017 dans la ville tchèque de Brno.

    Or, dans un communiqué rendu public lundi, le gouvernement tchèque a déclaré que la substance de type «Novitchok» n’avait été ni produite, ni étudiée, ni stockée dans le pays. Ce texte a été rendu public à l’issue de la rencontre entre le Premier ministre Andrej Babis et des chefs du Service d’information et de sécurité (contre-espionnage) et des renseignements militaires.

    «En République tchèque, aucune substance de type "Novitchok" n’a jamais été ni produite, ni examinée, ni stockée. Ceci a été établi par les deux services spéciaux dans leurs communiqués. En Tchéquie, en 2017 a été lancé un programme sur la protection des militaires et de la population ainsi que sur la protection contre les armes de destruction massive. Dans le cadre de ce programme a été testé la substance de type "Novitchok A-230"», est-il indiqué dans le communiqué.

    Et de supposer qu’il s’agissait d’une compréhension différente des mots «production» et «test», d’où, selon le communiqué, découlerait «ce quiproquo».

    Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

    D'après le Royaume-Uni, l'agent innervant utilisé A-234 aurait été fabriqué en Russie. Moscou a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

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    Tags:
    agent toxique, production, gouvernement, A234, Sergueï Skripal, Ioulia Skripal, Andrej Babis, Milos Zeman, Maria Zakharova, Royaume-Uni, République tchèque, Russie
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