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Bien que Moscou ait réduit son arsenal nucléaire de plus de 85% depuis la Guerre froide, et ce en vertu du Traité de réduction des armes stratégiques, un professeur US a évalué les conséquences d'une éventuelle attaque nucléaire russe, motivant ainsi Washington à garder son arsenal nucléaire.

Le professeur Matthew Kroenig de l'Université de Georgetown a prédit dans son livre «La logique de la stratégie américaine: pourquoi la suprématie stratégique est importante» les conséquences de deux éventuelles attaques nucléaires massives de la Russie contre les États-Unis, écrit la revue américaine National Interest.

Selon le chercheur, lors de la première attaque Moscou détruirait 131 villes américaines, ce qui provoquerait 70 millions de victimes. Le second coup de la partie russe, compte tenu de la destruction partielle de son arsenal lors d'une contre-attaque de Washington, conduirait à la mort de 28 millions de personnes et à la destruction de 12 villes, indique M.Kroenig.

Selon le professeur, pour éviter de telles pertes, les États-Unis se doivent de garder leur arsenal nucléaire. Si Washington détruit son arsenal de missiles balistiques intercontinentaux, les pertes américaines atteindraient 82 millions de morts dès la première frappe nucléaire de la Russie, car Moscou n'aurait pas besoin de riposter aux missiles américains.

Un tir d'essai de missile Minuteman III
© REUTERS / Michael Peterson/USAF/Handout
En 2010, la Russie et les États-Unis ont signé le Traité de réduction des armes stratégiques (Traité New START). Conformément à ce document, les deux parties doivent réduire le nombre de leurs lanceurs de missiles jusqu'à 700 et celui des têtes nucléaires jusqu'à 1.550. Le traité oblige les États-Unis et la Russie à échanger des données concernant leurs arsenaux nucléaires une fois tous les deux ans. Le 5 février, Moscou et Washington ont annoncé avoir accompli les conditions du New START, qui expirera en 2021.

Moscou a réduit son arsenal nucléaire de 85% suite à ses engagements conventionnels, mais la Russie ne peut pas confirmer si les États-Unis ont également limité leur arsenal.

Les deux parties ne se sont pas encore entendues pour entamer les discussions concernant sa prolongation ou pour finaliser un nouveau document. De nombreux experts craignent que la fin du New START ne se traduise par l'érosion des fondements de la sécurité internationale.

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Tags:
frappe nucléaire, New START (Traité de réduction des armes nucléaires), États-Unis, Russie
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