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La position de la Chine sur l’Iran n’influe pas directement sur celle des Européens, mais son impact indirect est incontestable, a déclaré à Sputnik le politologue russe Oleg Matveïtchev, commentant la signification des entretiens du 13 mai à Pékin entre le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Jawad Zarif et son homologue chinois Wang Yi.

La société iranienne sait que la Chine ne l'abandonnera pas dans le malheur, ce qui compte aussi pour l'Occident qui se rend bien compte que la position de Pékin redonne des forces à Téhéran. Cela laisse moins d'espace pour attiser les haines au sein de la population de l'Iran, a estimé Oleg Matveïtchev dans un entretien accordé à Sputnik.

Selon l'interlocuteur de l'agence, l'attaque américaine sur le dossier nucléaire iranien, suivie de sanctions, est une attaque contre la Chine. Le contexte géopolitique antichinois est toujours présent dans la politique iranienne des États-Unis.

«Même il y a 20 ans, quand les sanctions ont été décrétées contre l'Iran, cela sous-entendait un coup porté simultanément contre Pékin. En règle générale, toute attaque contre l'Iran est une attaque contre Pékin, puisqu'il s'agit de très bons partenaires commerciaux», a relevé le politologue.

Et d'expliquer que le montant des échanges entre ces deux pays se compte en dizaines de milliards de dollars, ce qui est très important pour l'Iran surtout quand les États-Unis font tout pour l'isoler y compris économiquement.

«Les Européens réfléchissent à ce qu'ils doivent faire dans la perspective d'un éventuel isolement de l'Iran et de possibles sanctions contre celui-ci. […] Même si la position de la Chine sur l'Iran n'est pas un point de repère, c'est un argument de l'Occident dans sa conversation avec les États-Unis», a poursuivi l'interlocuteur de Sputnik.

D'après lui, les Européens pourraient dire aux Américains: «À quoi bon chercher à isoler l'Iran, car la Chine ne manquera pas de sauver l'économie iranienne, en achetant du pétrole et d'autres produits iraniens.»

«Et c'est un argument puissant», a conclu M.Matveïtchev.

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Tags:
économie, chiffre d'affaires, isolement, sanctions, Sputnik, Wang Yi, Mohammad Javad Zarif, Oleg Matveïtchev, Occident, États-Unis, Téhéran, Iran, Pékin, Chine
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