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    Drapeaux de l'Otan et de la Russie

    L’ex-chef des forces de l’Otan en Europe dit pourquoi nul ne veut la guerre avec la Russie

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    En se réveillant le matin, aucun général ne dira qu’il veut faire la guerre à la Russie, a déclaré l’ancien commandant suprême de l’Otan en Europe, le général américain Philip Breedlove, dans une interview au portail d’information polonais Onet.

    Interrogé sur la possibilité d'une confrontation militaire avec la Russie, l'ancien commandant suprême de l'Otan en Europe, le général américain Philip Breedlove a commenté cette situation pour le portail d'information polonais Onet.

    «Il n'y a pas de général qui se réveille le matin et qui dit qu'il veut se battre contre la Russie. Je crois que la force et la disponibilité déterminent la paix», a-t-il ainsi déclaré.

    Selon lui, l'armée russe apprend très vite de ses propres erreurs, ce qui «représente un défi» pour les pays de l'Alliance.

    «À mon avis, Moscou a envoyé un message clair à toutes les capitales européennes: "nous atteignons la Syrie avec nos roquettes de la mer Caspienne, nous vous atteindrons aussi si nécessaire" ».

    Ainsi, comme l'indique M.Breedlove, le plus grand défis pour l'Otan est l'intégration des programmes de défense dans les différents pays de l'alliance. Il a souligné qu'il n'y avait pas longtemps les membres de l'Otan pouvait réagir aux défis pendant 30-40 jours tandis qu'aujourd'hui, ce délai a été limité à 5 jours.

    Par ailleurs, le général américain a également rejeté les informations selon lesquelles l'Otan serait à la traîne de Moscou.

    «Si nous regardons Moscou, nous pouvons voir la disposition des routes et des voies ferrées, grâce auxquelles le transport a lieu rapidement. La même chose est observable quant à la concentration de la force. Si vous demandez si la Russie est capable de regrouper ses forces armée rapidement, alors la réponse est oui. Mais je ne pense pas que leur interopérabilité, leurs capacités, la qualité de leur formation soient à un niveau supérieur à ceux de l'Alliance», a-t-il conclu.

    Auparavant, certains médias ont mis en garde contre une opération militaire en Russie. Ainsi, le quotidien allemand Junge Welt a écrit que l'armée allemande devait oublier toute confrontation avec la Russie et renoncer à toute idée de répéter l'opération Barbarossa, mise au point pour attaquer l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.

    En outre, selon le Svenska Dagbladet, celui qui aura l'idée d'envahir la Russie devra être prêt au pire: il devra opérer dans des conditions extrêmes de montagnes, de marécages infranchissables, de toundra, de rivières et fleuves tumultueux et de sombres forêts sans fin.

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    militaires, confrontation, politique, guerre, OTAN, Philip Breedlove, Europe, États-Unis, Russie
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