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Julian Assange réfugié à l'ambassade de l'Equateur à Londres, 2012-2019 (127)
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L’ex-Président équatorien Rafael Correa a sévèrement critiqué le gouvernement de son pays pour avoir privé Julian Assange de tout contact avec le monde extérieur. Sputnik s’en est entretenu avec Greg Barns, membre de l’équipe juridique du fondateur de WikiLeaks.

Les propos tenus par l'ancien Président Correa sont tout à fait justifiés et correspondent à ce qui est dit à l'Onu sur les conditions dans lesquelles se trouve Julian Assange, conditions de détention, assimilables à de la torture, a déclaré Greg Barns à Sputnik.

«Il est retenu illégalement depuis 2012 et il importe que l'Équateur qui lui a accordé refuge garde son indépendance vis-à-vis des États-Unis. On comprend qu'on parle ainsi à l'Onu parce que si une personne vit cloîtrée entre quatre murs 24 heures sur 24 six ans durant, c'est équivalent à de la torture», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que cela pourrait être comparé à de la torture, si on consultait les conventions internationales sur le traitement des prisonniers.

«En ce sens, Julian

Assange est soumis à un traitement pire que les détenus», a constaté le juriste.

Selon ce dernier, les nations doivent enfin comprendre qu'elles sont indépendantes et souveraines et ne doivent pas accourir au premier appel des États-Unis.

«Les pays doivent tenir tête aux États-Unis et cela concerne en premier lieu au Royaume-Uni qui s'assigne pour tâche de soutenir l'ordre légal et les droits de l'Homme, tout en traitant de façon indigne Julian Assange et négligeant sa condition […] et ce parce que, tout simplement, il déplaît aux États-Unis», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

Le gouvernement équatorien a suspendu à la mi-mars le fonctionnement des systèmes qui permettent à Julian Assange d'être en contact avec l'extérieur de l'ambassade.

Les autorités équatoriennes ont expliqué leur décision par ce que «Julian Assange n'avait pas respecté une promesse écrite faite au gouvernement à la fin de l'année 2017 par laquelle il s'est engagé à ne pas diffuser de messages qui constitueraient une ingérence dans les affaires d'autres pays».

Le fondateur de WikiLeaks a trouvé asile dans l'ambassade d'Équateur pour échapper à une extradition vers la Suède où il était recherché pour viol et agression sexuelle. Bien que ces poursuites aient été abandonnées en 2017, le tribunal de Westminster a maintenu le mandat d'arrêt contre M.Assange, indiquant qu'il avait été délivré après que ce dernier a enfreint les conditions de sa liberté sous caution.

Julian Assange craint, en cas d'arrestation, d'être extradé vers les États-Unis pour la divulgation de nombreux secrets militaires et documents diplomatiques américains.

En janvier 2018, le gouvernement équatorien a annoncé être à la recherche d'une «médiation» en vue de trouver un accord avec Londres sur la situation «insoutenable» de M.Assange.

Dossier:
Julian Assange réfugié à l'ambassade de l'Equateur à Londres, 2012-2019 (127)

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Tags:
détenus, tortures, peuple, ONU, Sputnik, WikiLeaks, Rafael Correa, Greg Barns, Julian Assange, États-Unis, Londres, Royaume-Uni, Equateur
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