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Amman, la capitale jordanienne, aurait abrité en fin de semaine dernière des négociations secrètes entre Israéliens et Iraniens autour de la guerre en Syrie et un accord entre les deux parties ne serait pas loin d’être conclu, selon des informations du journal israélien Maariv.

Israël et l'Iran auraient mené des tractations secrètes concernant la crise syrienne par la médiation de la Jordanie, a annoncé le 27 mai le journal israélien Maariv.

Selon le média, les négociations se seraient déroulées en fin de semaine dernière dans un hôtel de la capitale Jordanienne Amman. Les deux délégations auraient occupé deux chambres différentes. L'Iran aurait été représenté par son ambassadeur en Jordanie accompagné par une délégation de son pays. Israël, quant à lui, aurait envoyé une délégation sécuritaire de haut niveau, constituée de hauts responsables de l'armée israélienne et des services de sécurité, présidée par l'adjoint du directeur du Mossad. Les discussions, qui se seraient déroulées grâce à un intermédiaire jordanien, se seraient concentrées sur la guerre en Syrie d'une manière générale, et sur les deux villes de Deraa et Quneitra.

Un accord serait sur le point d'être trouvé entre les deux parties, selon le journal. Il consisterait à ce que l'Iran, le Hezbollah et toutes les milices leur appartenant cessent de participer à toutes les opérations militaires contre l'opposition syrienne, et à ce que ce soit à l'armée syrienne d'assumer cette responsabilité. De l'autre côté, le gouvernement jordanien surveillerait les frontières avec la Syrie et empêcherait toute incursion d'éléments armés sur le sol syrien. En contrepartie du rôle jordanien, le gouvernement syrien devrait s'engager envers Israël et la Jordanie de ne plus permettre l'ingérence de l'Iran dans toutes les guerres de la région.

Israël aurait averti l'Iran lors de ces négociations, selon le quotidien, contre toute nouvelle ingérence dans la guerre en Syrie, auquel cas Tel-Aviv, à son tour, dirigerait une guerre sans merci dans la région. Les Israéliens auraient averti les Iraniens que la région se situant sur la frontière qu'ils partagent avec la Jordanie et le Golan constituaient une ligne rouge à ne pas franchir.

En conclusion, le journal Maariv, a rappelé que ça ne serait pas la première fois que ces négociations entre les deux parties auraient eue lieu, en particulier après les attaques israéliennes contre des sites iraniens en Syrie durant les derniers mois.

Pour rappel, Zeev Elkin, le ministre israélien chargé des affaires de Jérusalem, a déclaré à Sputnik qu'Israël est prêt à déployer des démarches préventives en vue d'empêcher l'Iran de muscler sa présence militaire en Syrie. «Nous entreprenons des démarches préventives, comme on le faisait jusqu'ici pour ne pas permettre le renforcement militaire de l'Iran en Syrie», a-t-il indiqué.

Selon lui, la présence militaire iranienne dans ce pays présente une menace non seulement pour l'État hébreu, mais aussi pour les autorités syriennes.

De son côté l'Iran a promis qu'il maintiendra sa «présence consultative» sur le territoire syrien jusqu'à la victoire définitive sur le terrorisme dans le pays, selon le secrétaire du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Shamkhani.

«Tant que la menace terroriste existera en Syrie et que son gouvernement légitime aura besoin de la présence consultative iranienne, nous resterons en Syrie», a déclaré le responsable.

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Tags:
accord, négociations, Mossad, Ali Shamkhani, Zeev Elkin, Syrie, Israël, Iran, Jordanie
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