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    MH17: Moscou répond à l’exigence de faire son mea culpa

    © REUTERS / Shamil Zhumatov
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    Répondant à la demande des Pays-Bas de reconnaître sa culpabilité dans le crash d’un Boeing malaisien en Ukraine en 2014, Moscou, en la personne de son ambassadeur à l'Onu, a souligné que le langage des ultimatums ne passerait pas.

    L'ambassadeur russe à l'Onu Vassili Nebenzia a qualifié de péremptoires les appels à Moscou d'endosser la responsabilité du crash d'un Boeing malaisien dans l'est de l'Ukraine.

    Le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Stef Blok, avait précédemment appelé la Russie à reconnaître son implication dans cette catastrophe s'étant produite dans le Donbass. À la demande de fonder cette assertion sur des preuves, M. Blok a répliqué que «la commission d'enquête a publié la semaine dernière des preuves convaincantes de ce qu'un système de missiles sol-air Bouk (responsable du crash, ndlr) appartenait à l'armée russe».

    «Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a communiqué aujourd'hui l'exigence péremptoiredes Pays-Bas et de l'Australie faite à la Russie de reconnaître sa culpabilité. Je tiens à rappeler […] que la Russie ne tolérera pas le langage des ultimatums», a déclaré M.Nebeniza.

    «Nous confirmons notre disposition à accorder toute sorte d'assistance à une enquête vraiment transparente et indépendante, et ne pouvons pas accepter les conclusions infondées du Groupe d'enquête conjoint. […] Étant donné les mauvaises méthodes de travail adoptées à l'heure actuelle par certains États, nous ne pouvons faire confiance qu'aux enquêtes auxquelles la Russie participe de plein droit», a-t-il souligné.

    Un Boeing 777 de la Malaysia Airlines effectuant un vol d'Amsterdam à Kuala Lumpur s'était écrasé le 17 juillet 2014 dans la région de Donetsk où l'armée ukrainienne menait une opération contre les forces d'autodéfense de la République populaire autoproclamée de Donetsk. Les 298 personnes se trouvant à bord de l'appareil avaient péri dans le crash.

    D'après les membres du groupe d'enquête (JIT), l'avion a été abattu par un missile sol-air Bouk tiré depuis le territoire qui était à l'époque contrôlé par les insurgés. Le JIT étudie les données fournies principalement par l'Ukraine et le groupe international d'experts et de journalistes en ligne Bellingcat qui collecte et analyse des informations sur les réseaux sociaux. Bellingcat affirme qu'un système de missiles Bouk aurait été introduit dans le Donbass par des militaires russes et en aurait été évacué après le crash. Les spécialistes ont plusieurs fois qualifié la méthode d'enquête du groupe Bellingcat d'amateurisme et mis en doute ses conclusions.

    La Russie a pour sa part démenti les hypothèses du JIT. Le consortium Almaz-Anteï, fabricant des missiles Bouk, a notamment présenté des calculs professionnels reposant sur les résultats de plusieurs expériences grandeur nature. Selon Almaz-Anteï, le Boeing a été touché par un missile qui n'est plus utilisé en Russie, mais équipe toujours l'armée ukrainienne.

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    enquête, MH17, Vassili Nebenzia, Pays-Bas, Donbass, Ukraine, Russie
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