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Les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliés du Royaume-Uni en Syrie, auraient relâché des membres de Daech* lors d'échanges secrets de prisonniers, selon un quotidien britannique. Sputnik a demandé à Stig Hansen, professeur à l’Université d’Oslo, de commenter cette information.

Il est difficile de dire si cette information correspond effectivement à la réalité, compte tenu de la situation et d'éventuelles raisons tactiques sur le terrain, a estimé Stig Hansen dans un entretien accordé à Sputnik.

«Ils [membres des FDS, ndlr] auraient pu décider que c'était la bonne démarche pour avoir des avantages tactiques sur le terrain. Il est évident qu'ils cherchent à survivre et de telles choses arrivent sur un champ de bataille», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter qu'il était tout aussi difficile de dire à quel point, cela serait dangereux pour l'Europe.

«Les Européens sont de plus en plus préoccupés face au retour de radicaux, certains services de sécurité étant submergés en Europe où il y a déjà beaucoup de terroristes potentiels», a constaté l'universitaire.

Selon ce dernier, il y a deux ans, une enquête réalisée en Norvège a montré que seulement un radical sur dix ou un sur neuf, revenant dans son pays d'origine reprenait ses activités terroristes.

«Et si un grand nombre d'individus de la sorte revient, même un sur neuf suffit à créer un problème. […] Que faire?», a relevé M.Hansen.

Il a insisté sur la nécessité de réfléchir à fond à un équilibre entre la radicalisation et la punition, certaines de ces personnes ayant commis des crimes abominables et devraient être punies selon la loi.

«Il est difficile de contrôler les crimes dans un pays, dont l'administration est perturbée et qui a des problèmes avec ses propres frontières. […] C'est un grand problème qui est difficile à résoudre, mais il y a des choses qu'on peut faire, notamment criminaliser l'appartenance à Daech*», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

The Daily Telegraph affirme notamment que trois échanges de prisonniers ont eu lieu entre les FDS et Daech*. Le premier, en février, concernait 200 djihadistes, essentiellement des Tchétchènes et des Arabes, mais aussi «un certain nombre de Français et au moins un Allemand». Ils ont été transférés de centres de détention gérés par les FDS à des zones sous contrôle de Daech* dans la province de Deir ez-Zor.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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Tags:
peine, crimes, radicaux, The Daily Telegraph, Daech, Sputnik, Stig Hansen, Norvège, Europe, Syrie
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