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    L’archevêque d'Alger s’exprime sur la liberté de culte en Algérie

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    L’archevêque d'Alger, monseigneur Paul Desfarges, a réfuté, le 20 juin, les accusations portées par des ONG à l’encontre de l’État algérien l’accusant d’atteinte à la liberté de culte. Il a affirmé que «l'Église catholique en Algérie dispose de ses lieux de culte qui sont reconnus par la loi».

    Réagissant à des informations, diffusées par des Organisations non gouvernementales (ONG), faisant état de manquements par les autorités algériennes à la liberté de culte, monseigneur Paul Desfarges, l'archevêque d'Alger, a déclaré, le 20 juin, dans un entretien accordé à l'Algérie Presse Service (APS), que «la liberté de culte est garantie et assurée par la loi en vigueur dans le pays».

    «Je m'exprime en ma qualité de responsable de l'Église catholique et j'affirme que le problème de la liberté de culte ne se pose pas en Algérie», a déclaré Mgr Desfarges, en ajoutant que «l'Église catholique en Algérie dispose de ses lieux de culte qui sont reconnus par la loi».

    Concernant les informations d'atteinte à la liberté de conscience et de culte en Algérie, que des ONG ont dernièrement rapportées évoquant la fermeture de certains lieux de culte et d'églises par les autorités algériennes, l'archevêque d'Alger a souligné que «cela concerne l'Église protestante évangélique et non l'Église catholique».

    Et d'évoquer les raisons qui ont motivé la décision des autorités algériennes, Mgr Desfarges a expliqué que l'Église protestante d'Algérie «est une association reconnue par les autorités algériennes», cependant elle «n'a pas encore réussi à homologuer certains de ses lieux de culte».

    Mgr Desfarges a ajouté que les adeptes de l'Église protestante d'Algérie pratiquent leur culte «dans des lieux aménagés (salles ou habitations) en église», tout en soulignant que le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs «est disponible à trouver une solution à ce problème» car les autorités algériennes «ne veulent pas que cette situation persiste».

    Lors de la fermeture de ces lieux de culte, rappelle l'APS, le ministre algérien des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, avait déclaré que «ce qui a été fermé, ce sont des établissements éducatifs, des logements ou des locaux commerciaux transformés, unilatéralement par certaines associations, en lieux de culte et non pas des églises au sens de la loi». «Et ce, parallèlement à une recrudescence du courant évangéliste et des prolongements extérieurs sans respect des lois de la République», avait-il ajouté.

    La nouvelle Constitution algérienne, adoptée en 2016, affirme dans son article 42 que «la liberté d'exercice du culte est garantie dans le respect de la loi».

    En ce sens, la loi de 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulmans, interdit tout exercice du culte dans des lieux non destinés à cet effet. La même loi précise que les édifices destinés à l'exercice du culte sont soumis au recensement par l'État qui assure leur protection.

    «L'exercice collectif du culte a lieu exclusivement dans des édifices destinés à cet effet, ouverts au public et identifiables de l'extérieur», stipule l'article 7 de la loi de 2006. Alors que l'article 8 de la même loi affirme que «les manifestations religieuses ont lieu dans des édifices, elles sont publiques et soumises à une déclaration préalable».

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    Tags:
    catholique, liberté de culte, protestantisme, église, Mohamed Aissa, Monseigneur Paul Desfarges, Algérie
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