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    Alger

    Lutte contre l’extrémisme et le terrorisme: l’Algérie prête «à partager son expérience»

    CC BY-SA 4.0 / Yelles / Le Musée des Beaux-Arts d'Alger vu depuis le Jardin d'Essai
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    Kamal Louadj
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    L’expérience acquise par l’Algérie dans la lutte contre l’extrémisme religieux violent et le terrorisme durant les années 1990 intéresse de plus en plus de pays et Alger est prêt à la partager. C’est ce qu’a fait savoir le ministre des Affaires étrangères du pays le 24 juin à Alger.

    L'Algérie est disposée à partager son expérience en matière de prévention de l'extrémisme violent et de lutte contre le terrorisme. Ces propos ont été tenus par Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères, le 24 juin à Alger lors de la séance d'ouverture des Troisièmes conversations régionales pour la prévention de l'extrémisme violent, selon Algérie Presse Service (APS). L'édition de cette année a pour thème «investir dans la paix et la prévention de la violence dans la région sahélo-saharienne».

    «Je réitère la disponibilité de l'Algérie à partager son expérience dans la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme», a déclaré le chef de la diplomatie algérienne.

    Pour le ministre algérien, le phénomène de la radicalisation religieuse ainsi que le terrorisme, qui en résulte, touche de plus en plus de pays à cause de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information. «Sa progression [le phénomène de la radicalisation et du terrorisme, ndlr] dans certaines régions de l'Afrique est facilitée par la combinaison de deux facteurs, venus s'ajouter à ceux que nous connaissons déjà», a annoncé le diplomate en soulignant qu'il avait à l'esprit « d'une part, Internet, les réseaux sociaux, les plates-formes cryptées et même le "Darknet", et, d'autre part, l'intéressement financier de jeunes rendus vulnérables par la pauvreté et l'absence de perspectives socio-économiques».

    En tant que président de cet événement d'importance régionale et internationale, le responsable algérien a affirmé que cette rencontre «s'inscrit pleinement dans l'action de sensibilisation, d'échange de bonnes pratiques et de partage d'expérience dans laquelle l'Algérie est engagée à différents niveaux et dans différents foras».

    En conclusion M. Messahel a souligné que ces consultations, lancées par le Bureau des Nations unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) et soutenues par son pays, ont pour objectif final de «mobiliser l'effort collectif des pays et à renforcer nos capacités respectives de lutte contre cette menace qui ignore les frontières, en particulier dans cette région du Sahel avec laquelle l'Algérie partage de fortes relations historiques, humaines, culturelles, économiques et sécuritaires».

    L'Institut international pour la paix (IPI), le Département fédéral des Affaires étrangères de la Suisse (DFAE) et le Centre africain d'Etudes et de Recherches sur le Terrorisme de l'Union africaine (CAERT) ont eux aussi pris part à l'organisation de cette rencontre. Les deux premières éditions de 2016 et de 2017 de ce dialogue régional ont respectivement eu lieu à Dakar et à N'Djamena.

    Dans son rapport sur l'état d'avancement des relations UE-Algérie, rendu public le 3 mai, en vue du 11e Conseil d'association UE-Algérie, le 14 mai à Bruxelles, la Commission européenne a salué le rôle d'«acteur-clé» joué par l'Algérie au niveau régional et international en matière de sécurité, ainsi que sa participation positive à la résolution des crises libyenne et sahélienne.

    Sur la question de l'élimination de l'idéologie terroriste en luttant contre la radicalisation, l'UE a salué l'expérience de l'Algérie en matière de prévention de cette dernière et de lutte contre l'extrémisme violent. «Les efforts en cours pour renforcer la participation citoyenne et l'engagement de la société civile, notamment au niveau local, devraient permettre un approfondissement progressif de la coopération avec les acteurs de l'Union européenne en la matière», a souligné le rapport. Le document a aussi relevé que le partage d'expériences entre l'Algérie et l'UE était «une volonté commune», du fait des défis actuels des pays européens en matière de radicalisation et de terrorisme.

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    Tags:
    radicalisation, expérience, extrémisme, terrorisme, ONU, Abdelkader Messahel, Algérie
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