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    Vue de la capitale Alger (Icosium, puis Al Jazair qui donnera le nom Algérie).

    Crise migratoire et Dialogue 5+5: l’Algérie suggère de s’attaquer aux causes du drame

    CC BY-SA 3.0 / Mikoyan-Aljir / La ville d'Alger aux premières lueurs de l'aube.
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    La crise migratoire qui touche l’Europe du sud et les pays nord-africains ne peut être résolue que dans le cadre d’une action commune entre tous les États concernés des deux rives de la Méditerranée. C’est ce pour quoi a plaidé l’Algérie à la 3e édition du Forum des membres du réseau des think tanks du Dialogue 5+5, du 25 au 27 juin, à Alger.

    Du 25 au 27 juin s'est tenu à Alger la 3e édition du Forum annuel des membres du réseau des think tanks du Dialogue 5+5, dans un contexte extrêmement difficile marqué par une crise migratoire sans précédent dans l'histoire des deux rives de la Méditerranée. Les autorités algériennes ont appelé à intensifier la coopération et la concertation dans le cadre de ce dialogue, afin de mettre en place une stratégie commune, dans le but de faire face au phénomène migratoire qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes.

    La migration est une «problématique réelle qui se pose à l'ensemble de la région, d'où la nécessité d'agir pour trouver des solutions qui s'inscrivent dans la solidarité et la coopération, deux principes fondateurs du Dialogue 5+5 pour une Méditerranée stable et apaisée», a déclaré Mohamed Hannache, le directeur général pour l'Europe au ministère algérien des Affaires étrangères. «L'Algérie demeure attachée à la nécessité du renforcement du Dialogue 5+5 en vue d'aboutir à un consensus sur les approches envisageables aux questions problématiques d'intérêt commun», a-t-il ajouté.

    Lors de son intervention, le responsable algérien a mis l'accent sur la nécessité de s'attaquer aux sources du problème migratoire, à savoir la sécurité, le développement humain et la prise en charge de la jeunesse. À ce propos, il a surtout pointé du doigt le danger lié à la radicalisation et au terrorisme dont les jeunes sont les principales proies.

    De son côté, Nasser Kamel, le secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée (UpM), a souligné que les défis auxquels est confrontée la Méditerranée occidentale «nécessitent une réponse commune à travers des projets et des initiatives concrètes».

    Organisé par l'Institut européen de la Méditerranée (IEMed) et l'Union pour la Méditerranée, avec la collaboration de l'Institut national d'études de stratégies globales algérien (INESG), le forum annuel des membres du réseau des think tanks du Dialogue 5+5, auquel prennent part des décideurs politiques de haut niveau et des experts, vise à renforcer la coopération entre les deux rives de la Méditerranée occidentale sur des problématiques communes. Les deux premières éditions de ce forum se sont tenues à Barcelone, en 2016, et à Lisbonne, en 2017.

    Dimanche 21 janvier s'est achevée à Alger la 14e réunion du Dialogue 5+5 qui regroupe cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et la Tunisie) et ceux du sud de l'Europe (Espagne, France, Italie, Malte et le Portugal). Ce format a été créé lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères «des neufs pays de la Méditerranée occidentale avec Malte» qui s'était tenue à Rome le 10 octobre 1990 avec l'objectif d'engager un processus de coopération régionale. Cependant, 27 ans après, les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, en particulier en matière de développement.

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    gestion de flux migratoires, développement, crise migratoire, Dialogue 5+5, Europe, Algérie
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