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    A child looks through a tent at a makeshift camp set up by stranded refugees and migrants

    Malgré les dissensions, les pays de l’UE trouvent un accord sur la question migratoire

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    Les dirigeants des pays de l’UE ont réussi à trouver un accord sur les questions migratoires lors d’un sommet tendu à Bruxelles, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk. La décision a été prise dans la nuit de jeudi à vendredi après le blocage de l’Italie, exigeant des engagements concrets sur la gestion des arrivées de migrants.

    Après de longues discussions, alourdies par le blocage de l'Italie qui exigeait des engagements précis de ses partenaires européens concernant l'accueil des migrants, les 28 dirigeants de l'Union européenne ont réussi à trouver dans la nuit de jeudi à vendredi un accord sur les questions migratoires lors d'un sommet tendu à Bruxelles.

    «Les dirigeants de l'UE28 se sont accordés sur les conclusions du sommet, y compris la migration», a annoncé sur Twitter le président du Conseil européen Donald Tusk à 04h30.

    ​Comme l'indiquent les médias, les détails de l'accord n'ont pas été précisés dans l'immédiat.

    «Beaucoup prédisaient ce soir l'impossibilité d'un accord, beaucoup prédisaient le triomphe de solutions nationales, nous avons réussi ce soir à obtenir une solution européenne et un travail en collaboration. C'est la coopération européenne qui l'a emporté», a pour sa part déclaré Emmanuel Macron, cité par Europe1.

    Néanmoins, les discussions ont plutôt mal démarré car le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait bloqué l'adoption d'une première salve de conclusions, portant sur la défense et le commerce, avant même que ne commencent les débats sur les migrations.

    Par ce geste, l'Italie a souhaité montrer qu'elle ne donnerait son accord à aucun texte commun du sommet si elle n'arrivait pas à obtenir des engagements bien précis de la part de ses partenaires européen auxquels M. Conte reprochait «d'avoir trop longtemps laissé l'Italie gérer seule les arrivées de migrants».
    Au petit matin, la décision a été finalement prise sur la base de propositions franco-italiennes, selon des sources diplomatiques.

    Ainsi, la proposition franco-italienne vise la création de «centres contrôlés» dans des pays européens volontaires où seraient débarqués les migrants arrivant dans les eaux européennes. Par la suite, comme le souligne l'AFP, «les migrants éligibles à l'asile pourraient être répartis depuis ces lieux dans d'autres pays européens, eux-aussi volontaires, répondant ainsi au souhait italien d'une "responsabilité partagée" pour tous les migrants arrivant en Europe».

    Depuis 2015, l'Europe traverse la crise migratoire la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon l'Onu, l'année 2016 a été la plus meurtrière pour les réfugiés qui tentent de se rendre en Europe par la Méditerranée: plus de 3.800 personnes sont mortes en tentant la traversée alors même qu'elles étaient trois fois moins à suivre cet itinéraire. Le triste record avait été précédemment établi en 2015 avec 3.771 victimes.

    Selon les estimations de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), depuis le début de l'année 2017, 120.624 réfugiés sont arrivés en Europe par voie maritime, tandis que 2.410 personnes ont trouvé la mort en tentant de franchir la Méditerranée.

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    accord, sommet, migrants, crise migratoire, crise, Union européenne (UE), Giuseppe Conte, Emmanuel Macron, Donald Tusk, Europe
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