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Les chefs des trois partis au pouvoir en Allemagne sont parvenus à un accord en ce qui concerne la question migratoire, notamment sur le renvoi de certains migrants à la frontière austro-allemande.

Andrea Maria Nahles, présidente du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD), a déclaré, lors d'un point de presse à Berlin, que le gouvernement allemand avait réussi à parvenir à un consensus sur la question migratoire.

«Il n'y aura pas de mesures unilatérales nationales, pas de refus unilatéraux à l'entrée à la frontière. Au lieu de ça, une procédure accélérée d'examen à la frontière sera établie», a-t-elle fait savoir.

Et de poursuivre:

«À cet égard, il n'y aura pas de camps et le SPD n'a jamais été prêt à en discuter.»

Lundi, le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer (CSU) avait déclaré aux journalistes, à l'issue de sa rencontre avec Angela Merkel, qu'ils avaient trouvé «un bon compromis» et un accord clair sur la façon d'empêcher à l'avenir l'immigration illégale à la frontière entre l'Allemagne et l'Autriche. Ce compromis prévoirait la création en Allemagne de centres de transition, où les migrants passeront une courte période avant d'être expulsés dans d'autres pays de l'Union européenne, où ils avaient été initialement enregistrés.

Les tensions entre la chancelière et l'Union chrétienne-sociale (CSU) sont montées d'un cran lorsque Horst Seehofer, président du parti bavarois et ministre allemand de l'Intérieur, a donné à Angela Merkel deux semaines, soit jusqu'au sommet de l'UE des 28 et 29 juin, pour trouver une solution européenne au défi migratoire, faute de quoi il s'est dit prêt à «refouler immédiatement» les migrants arrivant aux frontières allemandes en provenance d'autres pays européens.

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Tags:
migrants, Union chrétienne-sociale (CSU) d'Allemagne, Parti social-démocrate allemand (SPD), Angela Merkel, Horst Seehofer, Allemagne
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