Ecoutez Radio Sputnik
    Tunisie

    Un groupe proche d'AQMI derrière une attaque terroriste dans l'Ouest tunisien

    © AP Photo / Darko Vojinovic
    International
    URL courte
    Safwene Grira
    2213

    L'attaque qui a eu lieu dans une zone frontalière est la plus meurtrière de ces trois dernières années, alors que les récents succès sécuritaires ont sensiblement infléchi le terrorisme dans ce pays.

    Six gendarmes tunisiens, au moins, ont été tués, dimanche, dans une embuscade tendue par des terroristes dans une zone frontalière avec l'Algérie, selon le ministère tunisien de l'Intérieur.

    Un communiqué du département ministériel rectifiait ainsi un bilan donné, plus tôt dans la journée, par l'agence de presse officielle, TAP, et qui faisait état de 9 morts.

    Les victimes faisaient partie d'une unité opérationnelle mobile dans cette région frontalière de l'Algérie, a précisé l'agence de presse officielle tunisienne, TAP, alors que plusieurs blessés ont été transportés en urgence à l'hôpital régional de Jendouba.

    Des correspondants de médias tunisiens présents sur les lieux ont fait état, par ailleurs, d'un important renfort sécuritaire, terrestre et aérien, dépêché sur les lieux pour la traque des terroristes.

    Peu de détails ont filtré sur le déroulement de l'opération, alors que des rapports de presse ont fait état de l'utilisation d'explosifs contre deux voitures appartenant à la gendarmerie, suivi par un échange de coups de feu entre les terroristes et les agents de la sécurité, au niveau du poste frontalier attaqué.

    L'attaque n'a pas été revendiquée, dimanche, jusqu'à 13H GMT, alors qu'une source sécuritaire citée par la radio privée Shems FM a pointé la responsabilité du groupe terroriste Katiba Uqba Ibn Nafaa, proche d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).

    « Une attaque terroriste dans la même zone et par le même groupe terroriste a été déjouée, récemment, grâce à la vigilance de la garde nationale qui a procédé, pendant le mois de juin dernier, à la traque de ce groupe pour prévenir d'autres attaques », a poursuivi la même source.

    Il s'agit de l'attentat terroriste le plus meurtrier, en Tunisie, depuis l'attaque d'un bus appartenant à la garde présidentielle, en novembre 2015 à Tunis, et qui a fait une douzaine de victimes. Cet attentat faisait suite à deux autres, perpétrés la même année, contre le musée du Bardo, à Tunis, et dans la station balnéaire de Sousse, qui ont fait des dizaines de morts, principalement des touristes.

    Depuis, une accalmie palpable s'est installée, à la faveur de succès sécuritaires, et qui continue de se vérifier dans les régions urbaines. L'attaque de dimanche intervient, toutefois, alors que la Tunisie, en pleine crise politique, tablait sur une saison touristique « record », pour redresser sa situation économique, également en crise.

    Lire aussi:

    Terrorisme: Alger et Tunis auraient créé un centre «militaire et sécuritaire mixte»
    Tunisie: Alger et Paris sont aux côtés des Tunisiens en matière de lutte anti-terroriste
    Tunisie: plusieurs policiers tués dans une attaque près de la frontière avec l'Algérie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik