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Boris Johnson a déclaré que le plan de Theresa May sur les relations post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne risquait de transformer le pays en un «État vassal», a annoncé ce dimanche la BBC.

Le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a vivement critiqué le projet de la Première ministre, Theresa May, concernant les relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne après leur «divorce», selon la BBC.

Ainsi, Boris Johnson aurait affirmé que ce projet pourrait faire du Royaume-Uni un «État vassal», tandis que le plan d'organisation douanière pourrait devenir un «sérieux obstacle au libre-échange» avec les pays non membres de l'Union européenne. Toutefois, une source proche de Theresa May a précisé que les commentaires du ministre n'étaient qu'une simple plaisanterie.

La chaîne Sky News a affirmé pour sa part que Boris Johnson avait formulé des propos encore plus acerbes. Le ministre des Affaires étrangères aurait estimé qu'adopter les propositions de Theresa May sur le Brexit — qui ont été acceptées par l'ensemble du cabinet — était comme «polir une crotte» et que les seuls à en tirer un avantage seraient le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker, la chancelière allemande Angela Merkel et le négociateur en chef de l'Union européenne Michel Barnier.

Mais finalement, toujours selon Sky News, Boris Johnson a dû accepter le plan de la Première ministre, tout comme les autres membres du gouvernement. En effet, Theresa May a rétabli la responsabilité collective du cabinet, suspendue pendant le référendum et dans une certaine mesure tout au long du Brexit. Ce qui signifie que les membres du gouvernement qui ne sont pas d'accord avec le Premier ministre doivent démissionner.

Tous ces faits prouvent la tension qui règne dans les relations entre Theresa May et son ministre des Affaires étrangères qui est l'un des partisans les plus résolus de la réalisation du «Brexit dur». The Times avait précédemment affirmé que Theresa May avait l'intention de limoger Boris Johnson s'il tentait d'affaiblir la position du gouvernement sur la question.

Pour ce qui est de Theresa May, elle a déclaré à The Sunday Times que son plan était une «proposition sérieuse et réalisable» et que puisqu'ils avaient voté en faveur du retrait de l'Union européenne, les Britanniques voulaient «prendre le contrôle de notre argent, de nos lois et de nos frontières et c'est exactement ce que nous ferons».

Le commerce dans l'après-Brexit a été la pierre d'achoppement dans les négociations. Theresa May a annoncé que le Royaume-Uni préconisait la mise en place d'une zone de libre-échange avec l'Union européenne après le Brexit. L'idée a été vivement critiquée par les eurosceptiques qui estiment que l'objectif réel du «divorce» est une entière indépendance de Londres vis-à-vis des fonctionnaires européens sur toutes les questions, notamment douanières.

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Tags:
eurosceptiques, frontière, loi, libre-échange, Brexit, SkyNews, BBC, Union européenne (UE), Michel Barnier, Angela Merkel, Jean-Claude Juncker, Theresa May, Boris Johnson, Royaume-Uni
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