Ecoutez Radio Sputnik
    Maria Zakharova

    «Stupidité ou propagande affreuse?»: Zakharova sur une publication d’une journaliste US

    © Sputnik . Ramil Sitdikov
    International
    URL courte
    10281

    Alors que de nombreux supporters étrangers venus en Russie ne cessent de s’émerveiller de l’accueil qui leur a été réservé et qu’une bonne part des médias leur prêtent volontiers le micro, une journaliste US évoque la peur que les Russes éprouvent face à cet afflux d’étrangers.

    Si dans les rues des villes hôtes de la Coupe du Monde c’est la joie qui règne en maître, dans la publication de la journaliste américaine Amy Ferris-Rotman parue dans The Washington Post c’est une réalité alternative qui est présentée: on y trouve des Russes effrayés par l’afflux d’étrangers.

    «Je n’ai jamais lu nulle part ce genre de choses sur la Coupe du Monde 2018: "Après plusieurs années d’isolement politique, les Russes découvrent le monde par le biais des relations romantiques lors de la Coupe du Monde", ou bien ceci: "Pas habitués à la diversité ethnique, les Russes se prennent dans les bras et ont peur de l’afflux d’étrangers". Est-ce normal? C’est de la stupidité ou de la propagande affreuse? Ou bien un mélange sauvage d’ignorance et de russophobie?», commente sur sa page Facebook la porte-parole de la diplomatie russe.

    Et de rappeler que la Russie était peuplée par 200 ethnies et que les Russes avaient rempli les villes touristiques du monde entier, si bien que même là où on n’avait jamais entendu parler auparavant du russe, on finissait par apprendre cette langue.

    «C’est à propos de notre amicalité traditionnelle à l’encontre des étrangers et de notre savoir les inviter à manger et à boire lorsqu’on met le meilleur et parfois le dernier morceau sur la table? "Les années d’isolement politique", c’est à propos de quoi?», a poursuivi Mme Zakharova.

    Or, l’auteur de l’article en question avait déjà en effet attiré l’attention de la porte-parole de la diplomatie par une publication sur les difficultés de la vie des journalistes étrangers en Russie.

    «Il y a six mois, lors d’un point de presse, nous avons parlé de la journaliste américaine Amy Ferris-Rotman qui travaillait pour Foreign Policy et qui a écrit l’article dans lequel elle évoque à quel point est difficile la vie des correspondants étrangers en Russie. Cela étant dit, personne n’a jamais vu Amy au centre de presse du ministère avant l’apparition de cet article. Les collègues étrangers ne l’ont pas identifiée non plus», rappelle la diplomate.

    Or, après qu’elle a été conviée à se présenter pour faire part de ses «difficultés», elle est venue au ministère pour dire qu’elle n’entendait rien de tel, explique Mme Zakharova.

    «Depuis, on ne l’a pas revue. Et voilà. Elle n’est plus publiée dans Foreign Policy, où apparemment on a tout compris, mais dans The Washington Post. Mais ce changement n’a pas aidé Amy. Le travail est nouveau et la russophobie est comme d’hab», a encore indiqué Mme Zakharova.

    Et de s’adresser à The Washington Post: «ta correspondante Amy isole les lecteurs américains de la réalité. Mes salutations isolées», a conclu la porte-parole.

    Lire aussi:

    Zakharova: n'essayez jamais de découvrir les activités des diplomates américains
    «Des bandits prennent le contrôle des biens» diplomatiques russes aux USA
    Macron déciderait seul quels médias accepter ou pas en son palais
    Tags:
    société, isolation, désinformation, Mondial 2018, ministère russe des Affaires étrangères, Foreign Policy, Washington Post, Maria Zakharova, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik