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    Un graffiti à Samara représentant  Zinedine Zidane et Marco Materazzi, lors de la finale de la Coupe du monde 2006.

    La victoire des Bleus provoque un déchaînement raciste en Italie

    © AFP 2019 Fabrice COFFRINI
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    Après avoir remporté le Mondial, les Bleus ont été la cible de critiques ouvertement racistes de la part de plusieurs internautes italiens qui n'ont pas manqué l'occasion d'évoquer la couleur de peau et les pays d'origine de certains membres de l'équipe de Didier Deschamps, écrit le quotidien Les Echos.

    Bien que la sélection italienne n'ait même pas participé au Mondial qui s'est récemment terminé en Russie sur la victoire des Bleus, cela n'a pas empêché des internautes italiens de se déchaîner contre les joueurs français d'origine africaine qui font partie de l'équipe de Didier Deschamps.

    Selon les Echos, la rivalité sportive, qui existe depuis longtemps entre les deux pays, s'est accentuée dans le contexte de la question migratoire qui tend ces derniers temps les relations politiques entre les deux voisins.

    Evoquant un des récents sondages, le quotidien affirme «que 80 % des Italiens ont une mauvaise image de l'Hexagone et de ses habitants».

    Comme preuve de ces attitudes négatives, le quotidien cite des commentaires racistes à l'adresse des Bleus: «l'équipe des colonies de l'Afrance», «des champions du Tiers-monde» et même «des singes avec un ballon».

    Le quotidien français admet que même si la prise de position ouvertement raciste n'est partagée que par une minorité dans la péninsule, nombreux sont ceux qui mettent en doute le «caractère vraiment français» des nouveaux champions du monde. Et même la presse officielle italienne ne reste pas à l'écart.

    «Une équipe pleine de champions africains mélangés à de très bons joueurs blancs face à une équipe composée seulement de blancs d'un pays au centre de trois grandes écoles de football: slave, allemande et italienne», lit-on dans un commentaire du Corriere della Sera sur la finale, cité par Les Echos.

    En juin dernier, se rappelle le quotidien français, le footballeur d'origine ghanéenne et membre de la sélection italienne Mario Balotelli a confirmé que le racisme existait dans le pays.

    «Le racisme fait mal, nous devons devenir comme les autres pays, comme la France et l'Angleterre», a-t-il déclaré.

    Quoi qu'il en soit, conclut le quotidien français, à en juger par ses critiques envers la France et Emmanuel Macron, le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, crédité d'environ 50 % d'opinions favorables, n'est pas celui qui souhaite s'orienter dans cette direction.

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    Tags:
    Mondial 2018, Didier Deschamps, Matteo Salvini, Italie, France
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