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    L’Algérie s’exprime sur l’adoption de la loi israélienne sur «l’État-nation juif»

    © AP Photo/ Ariel Schalit
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    L’Algérie a fermement condamné, le 22 juillet, l’adoption par la Knesset israélienne de la loi sur «l’État-nation juif» qu’elle juge raciste et discriminatoire à l’égard du peuple palestinien. C’est ce qu’a affirmé le ministère des Affaires étrangères du pays en appelant le Conseil de sécurité et la communauté internationale à lui faire barrage.

    Suite à l'adoption par le Parlement israélien de la loi sur «l'État-nation juif», définissant Israël comme l'État des Juifs et El-Qods (Jérusalem) comme sa capitale, l'Algérie a condamné cette décision qu'elle qualifie de raciste et de discriminatoire. C'est ce qu'a indiqué, le 22 juillet, un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, cité par l'Algérie Presse Service (APS).

    «L'Algérie condamne la persistance d'Israël dans son déni des droits historiques et légitimes du peuple palestinien illustré récemment par l'adoption par la Knesset de la loi sur "l'État-nation juif" consacrant les orientations racistes et discriminatoires de l'occupant israélien», a affirmé le communiqué.

    «Cette dangereuse démarche de la Knesset, qui constitue une nouvelle tentative pour bafouer le droit inéluctable du peuple palestinien à l'établissement d'un État palestinien, va compliquer la situation sécuritaire dans la région et saper les efforts de la communauté internationale pour relancer le processus de paix assurant une solution générale, durable et juste de la question palestinienne», a ajouté la communiqué.

    Tout en réaffirmant le soutien inconditionnel de l'Algérie à la cause palestinienne et au droit du peuple palestinien d'établir son État indépendant avec comme capitale El-Qods, et tenant compte des graves conséquences que pourrait avoir la décision israélienne sur la sécurité dans la région, Alger «demande au Conseil de sécurité et interpelle la communauté internationale à contrer cette loi qui foule du pied les principes du droit international et les résolutions onusiennes relatives au dossier palestinien», souligne-t-on dans le même communiqué.

    De son côté, Saïd Bouhadja, le président de l'Assemblée populaire nationale algérienne (APN), a appelé le 21 juillet, au Caire, l'Onu à assumer ses responsabilités pour protéger le peuple palestinien sans défense face aux exactions de l'armée israélienne, selon l'APS dans son édition du 21 juillet.

    «Le terrible massacre commis par l'occupant israélien contre des manifestants palestiniens sans défense qui militent dans la bande de Gaza pour leur droit au retour dans leur pays et terre fait preuve encore une fois de la barbarie israélienne et la poursuite par l'occupant des pratiques d'agression contre les civils palestiniens en faisant fi de la communauté internationale et du processus de paix», a déclaré le parlementaire algérien dans son allocution lors de la réunion d'urgence de la 28e session extraordinaire de l'Union parlementaire arabe (UPA) consacrée à la situation dans la bande de Gaza. À cet effet, Il a appelé les Nations Unies à «assumer ses responsabilités historiques et légales pour la protection du peuple palestinien contre une entité qui utilise le terrorisme d'État et recourt à toutes formes de génocides et de crimes contre l'humanité d'autant qu'elle menace la vie, la dignité et l'identité du citoyen palestinien», selon l'APS.

    Pour rappel, le président Mahmoud Abbas a condamné, le 19 juillet, l'adoption par le Parlement israélien de la loi sur «l'État-nation juif», qui définit Israël comme l'État des Juifs et El-Qods comme sa capitale. «Il n'y aura ni paix ni sécurité tant que le statut d'El-Qods perdurera», a déclaré le responsable palestinien dans un communiqué publié par l'agence de presse palestinienne WAFA. Il a ajouté que cette nouvelle loi «ne changera pas la situation historique d'El-Qods en tant que capitale de l'État de Palestine occupé», selon le même communiqué.

    Riyad Mansour, le représentant permanent de la Palestine auprès de l'Onu, a annoncé, le 19 juillet, que le Conseil de sécurité tiendra une session ouverte dédiée à la question palestinienne le 24 juillet.

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    solution à deux États, condamnation, loi, ONU, Saïd Bouhadja, Mahmoud Abbas, Jérusalem, Algérie, Palestine, Israël
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