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Le Qatar écarte totalement l’éventualité d’une action militaire qui serait menée contre lui par les pays du Golfe, en particulier l’Arabie saoudite. C’est ce qu’a affirmé le 25 juillet la porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, réaffirmant la disponibilité de son pays à participer à la résolution de la crise par la négociation.

L'hypothèse d'une résolution militaire de la crise du Golfe est complètement dépassée. C'est ce qu'a affirmé Lulwa al-Khater, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, le 25 juillet dans un entretien accordé au quotidien qatari al-Watan. La diplomate a souligné que son pays était «rassuré et convaincu» quant à l'impossibilité d'une menace militaire de la part des autres États de la région qui lui impose un embargo.

«Dieu merci, nous sommes rassurés et convaincus que nous avons dépassé cette étape [le risque d'une intervention militaire, ndlr]», a déclaré la diplomate en ajoutant que «l'embargo n'a plus qu'un impact sur la sécurité régionale et un impact humanitaire et [qu'] il n'y a aucune crainte de menace militaire [contre le Qatar, ndlr]».

S'exprimant sur la lettre qu'aurait envoyée le roi Salmane d'Arabie saoudite aux Présidents français et américain ainsi qu'à la Première ministre du Royaume-Uni, dont le journal Le Monde a fait état dans son édition du 2 juin 2018, et dans laquelle le souverain saoudien menacerait militairement le Qatar, si ce dernier venait à acquérir des systèmes antiaériens russes S-400 Triumph, la responsable a été catégorique: «Il y a une très grande attention accordée [par certains pays de la région, ndlr] aux questions de sécurité dans le Golfe, cependant nous sommes sûrs qu'aucune action militaire n'aura lieu», a-t-elle affirmé.

Concernant la résolution de la crise entre les États de la région, Mme al-Khater a souligné que la solution ne pourrait émerger que du dialogue, tout en réaffirmant la totale disponibilité de son pays à s'asseoir à la table des négociations.

En ce qui concerne les projets d'achat à la Russie des systèmes de missiles S-400 Triumph, l'Arabie saoudite n'a pas le droit de s'ingérer dans les décisions du Qatar qui agira en fonction de ses intérêts, a déclaré le président du Conseil consultatif (parlement) qatari, Ahmed ben Abdallah al-Mahmoud. «Nous prendrons une décision qui sera conforme à nos intérêts», a-t-il noté.

Il a fait remarquer que le Qatar appréciait ses relations avec la Russie et n'écouterait pas ceux qui tentent d'imposer au pays ce qui profite à des tiers.

Les représentants de l'Arabie saoudite n'ont pas le droit de s'ingérer dans les décisions du pays et ils ne réussiront pas à le faire, a-t-il ajouté.

L'ambassadeur du Qatar à Moscou, Fahad Bin Mohamed Al-Attiyah, avait précédemment annoncé que Doha examinait avec Moscou l'éventualité de l'achat de systèmes de défense antiaérienne russes. Les médias précisaient que le Qatar était grandement intéressé par les S-400.

La Russie et le Qatar ont signé l'année dernière un accord intergouvernemental sur la coopération militaro-technique dans le cadre de la visite à Doha du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

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Tags:
hypothèse, opération militaire, S-400, Lulwa al-Khater, Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, Pays du Golfe, Arabie Saoudite, Qatar
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